Sunday, 23 November 2008

ho... une nouvelle fenêtre sur mon blog...

Si vous regardez sur la droite du blog, vous pouvez voir une fenêtre "volontariat Marie". Si vous cliquez dessus, vous serez amené à un site appelé "Aider en ligne" qui vous permet de faire des dons pour aider blueEnergy à suppporter les frais de mon volontariat et ainsi permettre que plus d'argent soit diriger vers les projets qui nous tiennent à coeur ici, comme installer des éoliennes et panneaux solaires dans des communeautés isolées, installer des filtres à eau dans ces même communauté, participer à l'élaboration d'une filière d'enseignement sur les énergies renouvelables au Nicaragua.....
Chaque don fait avancer un peu plus la barre de niveau sachant que le but est de collecter un peu plus de 10 000€, ce qui correspond à tous mes frais de volontariat pendant mes 2 ans...
Tout est expliqué plus en détails sur le site. Si vous avez la chance de payer des impôts en France, vous pouvez déduire 2 tiers des sommes que vous donnez de vos impôts. Si vous vivez hors de France (leur site reconnait apparemment où est l'ordinateur qui a cliqué sur "faire un don"), je ne suis pas sûre que vous pouvez faire un dont via le site. Par contre vous pouvez toujours le faire via le site web de blueEnergy France par PayPal en cliquant ici puis sur l'icone avec les logos de Visa et Master card qui dit "faire un don". Dans la description, si vous mettez quelque chose comme "pour le volontariat de Marie" votre don apparaîtra comme un don offline sur le site "aider en ligne" et fera avancer la petite barre... Si vous n'entrez pas de description, la somme ne fera pas avancer la petite barre mais ira quand même à blueEnergy et c'est aussi très bien!
Voilà, vous savez tout sur cette nouvelle fenêtre, je vous remercie d'avance pour tous les clics que vous pourriez faire dessus.... Et puis c'est bientôt noël, si vous aviez dans l'idée de me faire un cadeau mais vous ne savez pas quoi, faites un don!

Tuesday, 11 November 2008

Cours de couture

Ma machine à coudre pour le cours
L'INATEC est une sorte de lycée technique avec lequel nous travaillons en collaboration: pour simplifier trés largement, ils nous hébergent (atelier, bureau et quelques logements) et nous leur fournissons de l'énergie et les aidons pour la mise en place d'une sorte de CAP énergies renouvelables (le projet dont je suis chargée exactement...).
L'idée d'INATEC c'est de fournir des cours techniques et/ou professionnels pour permettre aux gens de la région où ils sont implantés (l'INATEC est en fait un réseau national avec plus d'une vingtaine de centres, afilié directement au ministère de l'éducation) de trouver un boulot. Ca c'est pour vous cadrer un peu le contexte.
Donc voilà, il y a quelques mois une nouvelle série de cours commençait et j'ai eu l'idée de m'inscrire au cours de couture... J'avais toujours eu envie de prendre des cours de couture, ici c'était sur place et vraiment pas cher (pour moi, il y a toujours des locaux qui ne peuvent pas se l'offrir) donc je me suis inscrite.
Mon premier cour et les suivants ont été quelques peu surprenants: D'une, les machines sur lesquelles on apprenait à coudre, des vieilles Singer à pédale... Superbes certes, mais d'un autre age pour moi qui est toujours connu les machines à coudre électriques. Ensuite la façon d'enseigner: ici on vous dit ce qu'il faut faire mais on ne vous le montre pas, ou on vous le montre un fois sans vous expliquer quoi que ce soit. Exemple: pour la semaine prochaine faites moi un ourlet au point de couture untel... pas d'explication, pas de démonstration... Dernière chose, la plus triste, le niveau d'éducation des élèves: très peu arrivaient semble-t-il à faire des divisions par 2 ou 4, (nécessaire pour tracer le patron à partir des mesures prises auparavant) certaines filles restaient coincées des heures sur leur patron sans savoir comment tracer le rectangle basique de leur jupe ni quelles mesures utiliser....
Depuis, j'ai arrêté le cours, manque de temps, je loupais pas mal de samedi et n'ayant pas de machines chez moi je ne pouvais rattraper... Il n'empêche, ça aura été une bonne expérience riche en leçons, qui m'a permis de mieux cerner le fonctionnement de l'enseignement ici, le niveau moyen des élèves de l'INATEC... En bref, j'ai pas mal de boulot sur la planche pour aider à la création d'un cours adapté au mieux aux gens d'ici en prenant compte la structure de l'INATEC et leur mode d'enseignement!

Photo du cours sur "prendre des mesures" (au fond prés du tableau on voit seulement la tête de la professeur et devant la fenêtre l'unique élève masculin du cours).

Thursday, 23 October 2008

Jour de l'indépendance


Le jour de l'indépendance c'était fin septembre et je sais que j'ai beaucoup de retard!!! Sur la photo vous pouvez voir toute la fanfarre de l'INATEC au petit matin, c'est à dire vers 6H30!!! Ils attendent le début de la marche.
La journée de l'indépendance commence à 3H30 du matin pour certains volontaires courageux qui prennent place avec trompettes, tambours et sono à fond sur le camion des pompiers (toutes sirénes dehors) pour arpenter les rues de la ville histoire de réveiller tout le monde pour la marche qui devait commencer entre 6 et 7H...
La marche était incroyable, non seulement les fanfarres et majorettes défilent, mais aussi les étudiants des écoles et même les professeurs.
Chaque école a sa banière, ses uniformes, sa fanfarre, ses majorettes.... C'est plein de couleur et plein de bruit, assourdissant et ahurrissant de voir autant de monde défiler dans la rue et autant de monde pour regarder... Bien sûr en réfléchissant il y a tellement de personnes qui défilent que forcément il y a presque tout Bluefields dans la rue pour voir défiler un frére, un fils, un cousin, un papa (ou la même chose au féminin)...
A voir passer toutes les écoles, ça devait bien prendre une grosse heure... Que j'ai passé en plein soleil à prendre des photos. L'INATEC passait en dernier et donc j'ai ensuite suivi le cortége... Le tout c'est fini aux alentours de 10H30... il faisait déjà trés chaud, les "défilants" étaient déjà tout trempés de sueur ou par la pluie (qui est tombé sur la fin)... et là on comprend mieux pourquoi ils commencent leur défilé si tôt.
Loic, le volontaire français qui a intégré la fanfarre de l'INATEC, était bien crevé après ces heures de bombo! Un détails marrant, même avec ses lunettes noires et sa casquette au milieu de la fanfarre, les gens le pointaient du doigt.... Il parait vraiment difficile, du style mission impossible, de se faire passer pour un local ici!
Forcément une description c'est un peu vide de sens mais vous pouvez voir mes photos sur facebook en cliquant ici et là vous allez comprendre ce que ça veut dire une "marche" à Bluefields!

Wednesday, 1 October 2008

Un an déjà....

Ca fait déjà un an que je suis ici... Un an que je suis arrivée, enrhumée et sous la pluie, sans comprendre beaucoup de ce que les gens me disaient....
Au dessus, 12 petites photos, une pour chaque mois que j'ai passé ici... En bas, 4 photos de groupes de l'équipe bE prises au cours de l'année, vous pourrez noter l'évolution et le changement constant de têtes...
Alors, qu'ai-je appris durant cette année???
- Pas mal d'espagnol
- A écrire un blog même si c'est pas toujours régulier (pardon...)
- A danser la bachata, le regeaton, un peu de soca, le vallenato, un peu la salsa (enfin apprendre c'est un bien grand mot, je devrais plutôt dire en fait que j'ai appris à suivre mon partenaire...)
- Que Felix c'est pas toujours le nom d'un chat, ça peut aussi être celui d'un ouragan ou d'un homme, mais qu'il faut quand même se préparer à entendre "comme le chat?" si tu parles d'un Felix...
- A ne pas boire de lait tous les matins (ben oui ici c'est très cher le lait et en plus avec un système digestif déjà assez surmené, ça passe pas toujours très bien). Dans la même veine j'ai appris que quand les pubs disent que le yaourt c'est bon pour la flore intestinale, et bien c'est vrai...
- A savourer et profiter de toutes ces petites choses auxquelles on ne fait pas toujours attention quand on vit dans le monde "développé" (un carré de chocolat, un pot de yaourt, un mois sans coupures de courant, internet qui marche, l'arrivée de la pluie...)
- Qu'il y a vraiment pas mal de gens qui sont créationnistes, en tous les cas bien plus que ce que je pensais avant d'arriver ici
- A consommer moins d'eau et a y faire attention (à l'eau propre je veux dire) comme la prunelle de mes yeux
- Pas mal de choses sur les énergies renouvelables et particulièrement l'éolienne (mais il me reste pourtant tellement à apprendre)
- A connaitre, reconnaitre et faire l'expérience du cercle vicieux de la pauvreté (Pauvreté donc manque d'éducation donc travail médiocre donc pauvreté..., ou pauvreté donc manque d'éducation donc pas d'éducation sexuelle donc grossesses adolescentes donc abandon des études donc pas de travail ou pas un bon donc pauvreté...)
- Que j'ai fait le bon choix en venant travailler ici pour bE!
- Qu'on est bien chanceux en naissant dans les pays "développés" (enfin, en majorité...)

Wednesday, 10 September 2008

Entrainement des troupes...

Fanfare en entraînement, avec majorettes et tout et tout

C'est bientôt la fête national du Nicaragua (c'est le 15 septembre) et ici pour la fête national, c'est pas l'armée qui défile mais les fanfares des différentes écoles de Bluefields.
Imaginez-vous si des fanfares d'écoles défilaient au 14 juillet: chaque année vers septembre ou octobre, les écoles commenceraient à recruter des élèves pour la fanfare. Ensuite il y aurait un professeur ou directeur de fanfare qui se chargerait de l'organisation. Il y aurait aussi des entraînements réguliers genre une fois par semaine après les cours ou entre midi et 2 pour apprendre différentes musiques. L'école fournirait un local pour que la fanfare puisse s'entraîner et avec un peu de chance quelques instruments. Les instruments seraient variés incluant percussion, cordes peut-être mais surtout cuivres et n'importe qui pourrait jouer de n'importe quoi. Pour s'entraîner à marcher en rythme la fanfare irait sûrement marcher autour d'un terrain de foot. Il y aurait aussi un comité de parents pour l'uniforme, peut-être une aide aux parents ayant peu de moyens pour que leurs enfants puissent participer à la fanfare....
Imaginez vous tout ça et dites-vous qu'on est vraiment chanceux en France. Ici l'entraînement pour la marche du 15 septembre commence aux environs du 15 août faute de directeur de fanfare ou d'organisation digne de ce nom. Ici les fanfares sont composées d'élèves certes mais aussi de jeunes adultes travaillant ou de jeunes enfants dont la sœur ou le frère est dans la fanfare, n'importe qui du moment qu'ils peuvent payer leur uniforme et qu'ils peuvent se procurer un instrument. Ici il n'y a que des tambourins ou des grosses caisses, joués toujours par des garçons à ma connaissance, et des genres de xylophones, toujours joué par des filles (à ma connaissance aussi), pas de cuivres... Ici il n'y a pas de locaux pour les entraînements qui se font du coup dehors, après 17H pour que les gens qui travaillent puissent y assister. De là la mauvais qualité des photos de ce post, prise à la nuit tombante (il fait nuit noire à 18H ici). Ici pas de locaux ni de lumière en fait... si le besoin de clarté se fait ressentir pour les majorettes ou pour les joueuses de xylophones, la fanfare va jouer dans la rue même, ce qui lui permet en même temps de s'entraîner à la marche (mais qui peut s'avérer dangereux du fait des voitures...). Ici pas de comités pour les uniformes, ceux qui peuvent les payer rentrent dans les fanfares, les autres restent sur le côté... à les regarder passer.
Malgré (du fait de?) toutes ces difficultés, les gens s'enthousiasment pour les fanfares, les gens s'arrêtent dans la rue pour voir passer une fanfare en entraînement, les mamans parlent de leurs enfants dans telle ou telle fanfare avec fierté, ou bien commencent à économiser pour que leurs enfants puissent participer, peut-être, l'année prochaine... Une chose est sûr, tout le monde sera dimanche en centre ville pour voir passer le défilé, tout le monde sera là, au même endroit, au même moment, pour partager cette allégresse nationale et pour oublier au moins quelques heures les difficultés quotidiennes au rythme de la marche.
Fanfare au repos

Thursday, 4 September 2008

Joyeux Noël!!

Bon ne vous inquiétez pas, je ne vais pas prendre pour des grandes chaînes de magasins qui ont sûrement déjà commencé à sortir les décorations de noël ou au moins sont en train de les dépoussiérer.... C'est juste pour dire que je reviens en France pour noël....
Le programme? J'arriverais le 17 décembre (un mercredi) à Paris CDG mais je file direct pour La Rochelle histoire de récupérer mon neveux qui me manque terriblement à la créche entre autres. Je remonterais sur Paris pour le WE du 20 décembre histoire de voir amis et famille (hein petit fréro, tu me prêtes ton canapé?). Ensuite, noël en famille.... et puis... premier de l'an avec tous ceux qui veulent et spécialement à Sarah et autres anciens volontaires de blueEnergy (sauf ceux qui auraient l'envie saugrenue de vouloir manger du gallo pinto pour le réveillon...)... Je repartirais le 8 janvier, de Paris toujours....
Entre les dates, dans les trous, le flou total... sûrement un voyage à Angers, beaucoup de temps avec mon bout'd'chou de neveu histoire qu'il se rappelle de sa tante et me fasse des sourires via webcam une fois rentrée à Bluefields... Enfin, à ceux qui me connaissent de boucher les trous, moi je rentre pour vous voir quitte à me retrouver avec un emploi du temps de ministre! Ahhhh la vie d'expat'....

Saturday, 30 August 2008

Mon parapluie


Oui c'est sûr avec un titre pareil je ne vais pas vous écrire un grand article plein de philosophie.... Je voulais écrire un truc plus léger après tout ce temps et donc voilà....
Sur la photo, c'est moi mais surtout c'est mon parapluie.... Je l'ai acheté du fait de la saison des pluies.... Les pluies sont diluviennes ici et s'il n'y avait que mon petit moi à protéger, je ferais sans parapluie et avec ma veste imperméable qui prend l'eau.... mais le fait est que je transporte mon ordi tous les matins et tous les soirs de la maison au bureau... Le trajet c'est 10min de marche et sachant qu'on peut prendre réellement une douche sous la pluie ici en 3 à 5min (si si, vous pouvez demander à C., il l'a fait pendant une longue panne d'électricité qui empêchait la pompe à eau de marcher...), je vous laisse imaginer l'état de mon sac officiellement non imperméable après 10min de marche sous une pluie diluvienne....
Donc voilà le pourquoi du parapluie.... je pense avoir trouvé le plus grand de la ville qui me donne un air de champignon.....
Bon maintenant forcément, depuis que je l'ai, il ne pleut presque plus, mais je me mets à la tradition locale: j'utilise mon parapluie comme ombrelle pour quand le soleil tape (c'est à dire toujours quand il ne pleut pas...). J'y croyais pas mais c'est fou comme il fait plus frais sous son parapluie!

Sunday, 17 August 2008

Au bureau de police

Donc.... où en étais-je.... Ha oui, l'attaque...
Le lendemain, j'ai décidé d'aller à la police porter plainte. Nous sommes donc allé avec I., subdirecteur de bE (et Bluefieldegno), et M. J'étais partie pour une demie-journée (au moins) d'attente et de passage dans différents bureaux mais c'était sans compter sur la présence d'I. qui connaît pas mal de monde ici dont le chef de la police à Bluefields et ça, forcément, ça aide. Résultat, à peine 10 minutes après être entrés, nous étions déjà en train de donner notre déposition à un policier qui écrivait sur une machine à écrire de l'après guerre.
Je n'ai pas pu prendre de photo mais l'endroit mérite une bonne description: le bureau des dépositions est partagé en plus petits bureaux avec des cloisons à hauteur d'homme style "open office". Chaque "box" est juste assez grand pour loger une table et une chaise. La table doit être de la taille d'un double format A3 au grand maximum et il ne faut pas être trop gros pour espérer pouvoir s'asseoir sur la chaise devant la table sans devoir pousser la cloison. Il y a une bonne demi douzaine de "box" comme ça dans le bureau. Sur chaque table, une machine à écrire, pas d'ordinateurs en vue. Vu que la machine à écrire n'est pas une top moderne de la dernière génération, elle prend tout l'espace de la table et il faut dont la lever et la mettre de coté pour pouvoir poser des papiers sur la table et les faire signer. Voilà pour la description physique des lieux.
Nous avons donc été donner notre déposition le matin puis nous sommes aller trouver un des témoins qui nous avaient dit la veille qu'il viendrait déposer si nous décidions de porter plainte. Il s'avère qu'I. connaît aussi cet homme là ce qui a de nouveau rendu les choses bien plus faciles et rapides.
Si rapides même que dans l'après midi la police nous appelait déjà pour nous demander de revenir au poste identifier l'homme qu'ils avaient arrêté sur les dires du témoin. Nous y sommes donc retournés, accompagnés cette fois aussi de S. qui n'avait pas encore fait sa déposition. A peine arrivés à la police, le policier qui avait pris notre déposition le matin commence à nous faire un sermon véhément sur notre manque de bon sens et la stupidité de se balader la nuit seules, il continue sur le même ton en nous disant que le mec qu'ils ont arrêté est un type dangereux qui aurait pu nous faire bien plus que nous voler comme nous couper la main, la gorge ou une oreille (dans cette ordre...). Après cette (nécessaire???) élocution quelque peu intimidante, il nous demande si on veut identifier l'homme et ouvre tout simplement la porte du bureau des déposition, où l'homme qu'il nous a décris comme très dangereux est juste là, assis sur une chaise bien sûr SANS menottes, sans rien.... Si ce n'était pas pour les drogues qu'il avait dans son sang et qui l'assommaient (a priori l'homme est un drogué), l'homme en question aurait très bien pu nous voir, graver nos visages dans sa mémoire.... on peut imaginer le pire, ou pas, c'était juste très loin de la vision des films et téléfilms où on vous demande d'identifier l'agresseur derrière un miroir sans teint avec une rassurante cloison entre vous et lui.
Mais le plus incroyable était encore à venir: le policier voyant S. lui demande de faire sa déposition. Elle est d'accord et donc il nous fait rentrer dans le bureau et prend sa déposition (qui inclue, nom complet, adresse, numéro de téléphone, numéro de passeport...) avec S. assise juste à coté de l'agresseur qui oscille sur sa chaise sous les effets des drogues. Pendant sa déposition, un autre policier arrive et commence à draguer ouvertement S.... Imaginez vous la scène, nous encore sous le choc du sermon du policier en train de faire une déposition en essayant d'oublier la présence du criminel juste à coté pendant qu'un policier fait des compliments à S. tout en lui demandant si elle est libre!
Enfin bref, la conclusion de la journée c'est que même si aucune de nous pouvons affirmer que l'homme arrêté par la police est bien un des 2 qui nous a attaqué, c'est un délinquant en moins dans les rues de Bluefields... La suite de l'histoire ce sera pour plus tard, quand le procès se fera. Comme je suis encore ici jusqu'à au moins octobre 2009, j'espère pour la justice du Nicaragua que le procès se fera avant et dans ce cas là je devrais aller témoigner...
C'est comme ça que pour un petit porte monnaie un jeune homme va passer un bon temps (bon dans le sens de long mais certainement pas d'agréable parce que je ne pense pas que la prison de Bluefields a quelconque ressemblance avec un camp de vacances ou même à une prison française) à l'ombre... c'est comme ça qu'on gagne une guerre? Personnellement oui parce qu'il va être puni pour le vol de mon porte monnaie. Pour la communauté, sachant que les services d'aides aux prisonniers, d'aide à la réinsertion ne sont encore qu'un rêve par ici, j'ai comme un doute.

Monday, 4 August 2008

Bluefields la nuit...

De jour, photo prés de l'endroit de l'attaque...
.... Ben c'est pas très sexy ni romantique Bluefields la nuit....
Et oui, mon retour de vacances fut dur, le lendemain de mon arrivée je me suis faite attaquée dans la rue par 2 mecs probablement drogués....
Ne vous inquiétez pas, "NO HAY FALLA" comme ils disent ici, je vais bien, tout va bien. Ils en voulaient juste après mon porte monnaie qui devait dépasser de la poche de mon jean.
En (bien plus de) 2 mots: on revenait de boire un coup avec S. et M., il était seulement (première erreur) 22H et on marchait sans bien faire attention autour de nous (seconde erreur, que dis-je, énorme bourde). 2 mecs se sont approchés sans qu'on y fasse attention, un m'a arrêtée mais j'ai cru que c'était juste un type bourré qui voulait me toucher les seins (courant malheureusement par ici à ces heures là).
Mais bon, quand j'ai fait mine de l'écarter il a tenu bon. S'en est suivi d'un bataille sans grand suspens (je n'aurais même pas parié sur moi) entre lui qui me fouillait les poches et en même temps me tenait les 2 bras (je n'écarte pas l'idée d'avoir été attaquée par un allien à au moins 3 bras) et moi qui avait l'idée fixe de le morde pour me défendre (haaa la panique ça vous fait faire des choses bizarres). Pendant ce temps là non loin de là.... son "collègue" paradait devant les filles avec machette à la main histoire de les dissuader de venir à mon secours. De nouveau rassurez vous, il ne s'en ai pas du tout servi...
Comme vous vous en doutez, le méchant a gagné (mais juste cette bataille) et il est parti en courant avec son copain accompagné de mon porte monnais, peut-être de mon bracelet (je suis pas sûr s'il l'a pris où si je l'ai perdu dans la pseudo lutte) et une partie de mon T-shirt (juste le bas pour ceux que ça pourrait inquiéter, j'étais tout de même convenable dans la rue)....
Bizarrement, aucune de nous ne peut se souvenir des visages des agresseurs et aucune de nous n'a pensé à crier... je crois... parce qu'en fait tout c'est passé si vite que les souvenirs sont flous. Bizarrement aussi on a continué à marcher jusqu'à ce que la pluie nous persuade de prendre un taxi.
Tout de même, lueur d'espoir dans ce monde de brutes, avant de monter dans le taxi, un groupe de personnes qui avaient vu la scène de loin (mais qui ne sont pas venus nous aider!) nous ont dit de repasser le lendemain si on décidait d'aller à la police pour qu'ils puissent témoigner...
Et voilà, de nouveau, seulement des pertes matérielles donc de ce coté là rien de bien grave et puis il faut voir le bon coté des choses, maintenant je fais beaucoup plus attention à mes alentours quand je suis dans la rue et je prends un taxi après 20H pour me déplacer... Et puis, au final, je vais gagner la guerre mais je vous en dirais plus là-dessus dans le prochain poste...

Friday, 1 August 2008

Ce n'était qu'un rêve? Les questions

Ca fait presque un mois maintenant que j'ai eu LA grande nouvelle au sujet de F. et moi et je me pose toujours des questions:
Ma plus grande question est que je ne comprends pas pourquoi il continuait de me dire qu'il m'aimait, que je lui manquais quand j'étais en voyage et toutes sortes de phrases gentilles si il n'y croyait pas lui même. A cette question que je lui ai posé il a répondu que c'était pour ne pas me faire mal. Mais comment quelqu'un peut-il vraiment penser que c'est moins douloureux d'apprendre après des semaines, des mois voir des années que son partenaire en fait ne l'aimait plus depuis déjà un bon bout de temps? Et vraiment, de ce que je sais (certe pas tellement sur le sujet), l'autre fini toujours un jour ou l'autre par savoir qu'on lui a menti...
Dans le même genre, pourquoi il n'a pas arrêté tout avec moi quand je lui en donnais l'opportunité? Une hypothése qui coure par ici est que les gens n'ont pas tendance à être célibataire. En fait, ils ont l'air d'avoir peur d'être célibataire ici... Je m'explique: bien que peut-être ils n'aiment plus leur partenaire du moment, ils vont rester avec jusqu'à trouver quelqu'un d'autre juste pour ne pas avoir à passer par la case célibat... En regardant les interactions hommes-femmes par ici à Bluefields, c'est une hypothése qu'on ne peut pas écartée bien que ce ne soit certainement pas une qui me réchauffe le coeur.
Puis viennent les questions sur le nombre incalculable de choses qu'un mec d'ici peut vous déclarer si rapidement (d'autres volontaires et moi en ont fait l'expérience). Notez que je ne sais pas du tout si les femmes d'ici font pareil... Ils vont vous déclarer leur amour passioné juste pour pouvoir avoir un rendez-vous. Au premier rendez-vous, une femme pourra certainement entendre qu'elle est la plus belle des femmes du monde et que son galant n'a jamais aimé quelqu'un comme ça avant. Au second rendez-vous, la même femme aura sûrement droit à une discussion sur le sérieux de leur relation et quelques plans pour le futur à moyen terme. Au troisième rendez-vous c'est bien possible qu'on la demandera en mariage de façon détournée. Des phrases comme "prend bien soin de toi parce que s'il t'arrivait quelque chose je ne pourais pas continuer à vivre" ou "tu es la princesse de mon coeur"... sont juste des "standards" par ici pour les premiers jours d'une relation et plus si tout va bien. En fait, toutes ces phrases que nous "n'attendons" pas avant plusieurs semaines, mois voir même années de relation sérieuse en Europe ou aux US se donnent ici comme on embrasse quelqu'un pour lui dire bonne nuit.... Pourquoi? Est-ce que les mecs croient vraiment ce qu'ils disent? Mais alors ils devraient apprendre au bout de 2 ou 3 relations passagéres à calmer leur ardeurs verbales. Ou alors ils n'y croient même pas mais alors pourquoi ils le disent? traditions? Pour faire plaisir à la personne qui leur fait face? Pour arriver à leur fin (c'est à dire le lit de la belle) plus vite? M. et moi avons essayé d'obtenir une réponse à cette question en explicant à F. ces différences entre notre culture du nord et la leur mais nous n'avons obtenue aucune réponse valable, en fait F. n'avait même pas l'air de comprendre le pourquoi de nos questions...
De là découle une autre question: jusqu'à quel point doit-on croire son partenaire? Jusqu'à il y a peu, je vous aurez répondu direct que pour avoir une bonne relation saine, une entière confiance est nécessaire... et c'est ce que j'ai fait, j'ai fait confiance à F. ... et je suis tombée de haut. Alors quoi? Doit-on toujours avoir des doutes quand son partenaire nous dit qu'il nous aime? Quand il ne passe pas la nuit avec vous? Quand il ne vous dit pas exactement tout ce qu'il fait après le travail? Oui mais en même temps il faut bien laisser un peu d'espace privé à chacun... mais alors comment ne pas devenir complétement fou si on ne fait pas confiance à son partenaire? L'unique solution serait-elle d'avoir une confiance en soi à toute épreuve? (si c'est le cas j'ai pas beaucoup d'espoir!)
Un autre tradition locale (apparement) est le nombre de partenaires (en même temps ou enchaînés à une vitesse folle les uns aprés les autres) que les femmes et hommes d'ici ont l'air d'avoir. Est-ce que le concepte "une personne à la fois et si possible pour toute la vie" est juste un cliché d'enfant gaté du nord élevé aux comptes de fées (avec une bonne proportion de christianisme)? Ici ils n'ont pas l'air de penser ni de planifier beaucoup en avance, ils n'attendent pas des mois pour s'assurer que leur relation va dans une bonne direction (et pas dans le mur) pour prendre des décisions assez importantes comme eménager ensemble ou avoir des gamins (il faut ajouter pour ce dernier que le manque incroyable d'éducation sexuelle n'aide pas du tout à planifier la création des bébés). C'est étrange pour moi que n'importe qui puisse s'engager dans ces (grandes) voies sans s'arreter pour d'abord y penser. Une nouvelle fois, c'est peut-être juste le fait de mon éducation qui me fait penser ça. Je connais des histoires d'amis d'amis qui ont eu le coup de foudre ou ce genre de chose, mais dans mon cercle de personne que je connais en France ou en Australie, ces histoires là sont plutôt l'exeption alors qu'ici c'est plutôt la norme... Mais bon en même temps, c'est peut-être simplement une autre façon de voir les choses, pas meilleure ni pire que ce à quoi j'ai été habituée, simplement différente, plus libre, sans autant de soucis (enfin, de ce que les gens laissent transparaitre), pas autant de prise de têtes....

Et j'ai toujours une dernière question: Pourquoi? Pourquoi ça c'est fini entre F. et moi? Aurais-je pu faire les choses différement pour que ça marche mieux? Mais je sais qu'à cette question je n'aurais sûrement jamais de réponse parce qu'il est simplement impossible de donner une explication logique à ce genre de chose... C'est trés frustrant mais en même temps, le fait que ces choses là ne peuvent s'expliquer de façon logique, c'est peut-être ce qui fait la beauté des relations amoureuses.... quand tout va bien...

Saturday, 26 July 2008

Ce n'était qu'un rêve? L'histoire

F. et moi ne sommes plus ensemble.... Ce n'est pas que je veuille m'étendre sur le sujet, ça a été une séparation pleine de mensonges et de larmes.... Mais autant je ne veux pas m'étendre sur le sujet, autant il me reste tout un tas de questions sur les mecs, ou peut-être juste les latinos, ou peut-être juste les Nica, ou est-ce seulement les Bluefieldeños, ou après tout c'est peut-être juste F...e m'explique, voici l'histoire:
Il faut être honnête, F. est très charmant et au premier abord semble être un peu plus gentleman avec les femmes que la plupart des mecs que j'ai rencontré ici. Et du coup quand il a commencé à m'envoyer des emails pleins de douces paroles il y a à peu prés 8 mois, j'étais assez contente et je me suis empressée d'y répondre. Les emails sont devenus plus fréquents et de plus en plus gentils et romantiques jusqu'au moment où il n'y avait plus de doutes possible, F. voulait être plus pour moi qu'un simple ami. Et c'est arrivé quand je suis rentrée de mes vacances de noël. Nous avons eu un des moments les plus embarrassants de ma vie dans un endroit très loin d'être romantique (le bureau de bE) en se demandant l'un et l'autre si réellement on était sur la même page et puis finalement on s'est embrassé.
Les semaines qui ont suivi, j'étais sur un petit nuage, rose bien sûr. F. était incroyablement gentil, il continuait à m'envoyer des emails juste pour me dire combien je lui manquais pendant ce peu d'heures où je n'étais pas juste à coté de lui, combien il tenait à moi.... En fait c'était tellement gentil et romantique que j'ai du lui demander d'arrêter parce que c'était juste trop. J'ai du lui expliquer qu'il ne pouvait pas être autant amoureux de moi alors qu'il ne commençait à me connaître vraiment que depuis si peu de jours. Mais bon, il a persisté, il savait quand montrer ses émotions et j'ai fini par croire à toutes ces choses adorables qu'il me disait. Ce furent des semaines incroyables, on sortait un peu, on allait danser, dîner en ville, on se câlinait ou nous passions juste le temps en parlant de tout et de rien. Il prenait soin de moi en essayant de me protéger de tout, allant des autres mecs quand nous sortions, à une corde qui aurait pu m'attaquer quand nous manipulons les tours éolienne. Il me parlait de choses que nous pourrions faire ensemble, ou de ma prochaine rencontre avec sa mère (que je n'ai jamais vu au final), il m'a présenté à sa sœur. Il m'a même indirectement demandé en mariage avec un air de je-sais-que-c'est-trop-tôt-pour-te-demander-ça-mais-est-ce-que-tu-serais-intéressée... Nous allions aussi à la plage, cueillir des fruits, se balader un peu en ville... Bref toutes ces choses qui pour moi (seulement pour moi?) sont synonymes de "et ils vécurent heureux toute leur vie" à la fin des contes de fées... EN bref, nous avons eu des moments que probablement je n'oublierais jamais.
Çà, c'était la bonne partie de l'histoire. Après quelques mois, il est devenu plus distant, je ne recevais plus ces doux emails, il ne me disait plus à chaque occasion combien il m'aimait, ou même ne me le disait plus du tout... Çà peut paraître juste un "vieillissement" normal d'une relation, c'est ce que j'essayais de penser en tous les cas, mais l'écart était juste trop énorme entre recevoir tous ces messages et toutes ces petites attentions et d'un coup plus rien.
Bien sûr je lui ai parlé de tout ça, j'ai essayé de lui donner des opportunités de partir s'il le voulait... Moi je ne voulais pas me séparer de lui, à ce moment là j'étais déjà trop amoureuse mais je pensais juste qu'il serait mieux de s'arrêter maintenant si lui ne l'était plus avant de m'attacher encore plus. Mais il me disait que non, que tout allait bien. Et puis un jour, juste avant de partir pour mes vacances, j'ai voulu mettre les points sur les "i", je ne voulais pas passer mes vacances à me préoccuper de notre relation et si nous nous séparions, j'aurais au moins 10 jours loin de Bluefields et de lui à être occupée pour pouvoir essayer de l'oublier un tant soit peu. Il a eu du mal à prendre une décision (je suppose après coup que c'était un signe) mais à la fin il a décidé de nous donner une seconde chance, nous ferions tous les 2 des compromis... Et je suis partie en vacances le cœur léger et confiante...
Après 10 jours, je suis revenue à Bluefields, impatiente de le revoir... Mais avant de le revoir (en fait je ne l'ai revu que le lendemain), j'ai vu M., une autre volontaire, qui m'a donnée LA nouvelle que je n'attendais pas, surtout venant de n'importe qui n'étant pas F., que F. et moi n'étions plus ensemble. En y repensant, c'est assez symétrique comme histoire, ça a commencé sur un moment d'embarrassement entre lui et moi et ça c'est terminé sur un moment d'embarassement pour M. et moi...
Les jours qui ont suivis, j'ai découvert un autre coté de F., plein de mensonges, de manque de respect pour moi et pour les femmes en général, et plein de stupidité aussi... Il avait dit à M. que nous n'étions plus ensemble pendant que j'étais en vacances dans l'espoir de "la conquérir", il n'avait pas prévu que je la verrais avant lui (ce qui est fou vu que M. et moi vivons dans la même maison volontaires) et il n'avait pas pensé qu'on parlerait (ce qui est encore plus fou, on est des filles!). Le lendemain, avec le vague espoir de sauver sa peau, il a dit à M. que probablement j'avais mal compris la conversation que nous avions eu avant mes vacances et m'a dit à moi qu'il n'avait pas rompu avant les vacances pour ne pas me les gâcher... De nouveau il n'avait pas considéré que nous parlons entre filles, et spécialement dans ces moments là... Pour ma part, avec les emails que j'ai reçu de lui pendant mes vacances et juste avant de rentrer sur Bluefields, c'est sûre que je n'ai pas mal compris ce qu'il a voulu me dire, à moins de considérer que ne pas être capable de lire la pensée des autres est un cas de mauvaise compréhension.
M. et moi avons continuée à beaucoup parler et à chaque discussion on trouvait plus de mensonges de la part de F. mais même en lui faisant face et en le lui disant, il continuait à essayer de nous raconter des histoires. Cela lui a pris une semaine pour qu'il réalise enfin qu'il devait changer son attitude s'il voulait avoir une chance de pardon et un reste de considération de notre part, et par nous je veux dire M. et moi bien sûr mais aussi S. and J., deux autres filles volontaires.
C'est ça mon histoire.... Certainement pas la pire, c'est sûr qu'il y a eu pire dans le monde, mais quand c'est sur nous que l'histoire tombe, on le ressent toujours comme la pire chose de tous les temps. Je sais que ce poste est amère et dur mais c'est toujours difficile de se faire réveiller en sursaut d'un doux rêve....
Et je reste avec mes questions... que je vous expliquerais dans un autre post...

Tuesday, 22 July 2008

VACANCES - Nicaragua

De gauche à droite: Janine et moi avec vue sur Granada, une grenouille comme dans les bouquins rencontrée sur le volcan Mombacho et Janine et Thomas pendant la balade autour du cratère du volcan Mombacho.

Après Liberia au Costa Rica, nous avons pris un bus à touristes pour nous amener jusqu'à Granada. Le bus a eu environ 1H de retard, tout à fait normal... Nous avons mis environs 2H à arriver jusqu'à la frontière qui est à peu prés à 100km de Granada. J'ai vraiment cru qu'on passerait la frontière vite car nous avions réussi à dépasser le poste de douane Costa Ricain en moins d'une demi heure... Mais c'était sans compter que la douane Nica voulait vérifier tous les bagages de tous les passagers du bus (comme l'avait faire la douane Costa Ricaine à l'aller)... Du coup le voyage d'environ 250km nous a pris environ 5 heures...
A Granada, nous avons dormi à l'hotel "La siesta" que je recommande à toutes personnes passant par Granada. Les propriétaires sont un jeune couple, lui français, elle du Nicaragua. Ils sont très sympathiques et nous ont bien conseillé pour nos balades dans les environs. Et en bonus ils servent un petit déjeuner trop bon pour 50 Cordobas (pour ce prix là, environ 2€, vous pouvez choisir entre des toasts tout simples avec beurre et confiture, une omelette, une salade de fruits frais ou des crêpes délicieuses à la française). Nous avons visité la ville dans l'après midi. La ville de Granada est vraiment jolie et agréable. En fait c'était même étrange pour moi de me balader dans une ville si jolie, si propre et si calme après m'être habituée au désordre, au bruit et, soyons honnête, à la laideur du "centre ville" de Bluefields. Tout de même après la balade dans la jolie et proprette partie de la ville nous avons été au marché et j'ai retrouvé là la vraie atmosphère Nica avec une surcharge de senteur, des gens qui crient partout le nom des produits qu'ils vendent, la cohue, les voitures, les vélos, les motos qui sont partout dans la rue, circulant en slalomant entre les étalages qui débordent des trottoirs. Pour mes amis, ce fut leur première expérience de marché au Nicaragua et ils ont été quelques peu impressionné mais je ne suis pas sûr que ce soit positivement vu qu'ils n'ont rien voulu acheter venant du dit lieu.
Le jour d'après nous sommes aller voir le volcan Mombacho. Nous avons eu de la chance de le faire un ???, un des seuls jours de la semaine où le droit d'entrée nous donne droit à un transport jusqu'au cratère du volcan. Le transport se faire dans une "éco-mobile" qui n'a d'éco que le nom au vue de l'épaisse fumée noire qui sortait du pot d'échappement. Une fois en haut, nous avons fait une marche autour du cratère mais c'était tellement nuageux qu'on ne pouvait pas voir grand chose alors que par temps dégagés (ce qui est assez rare d'après ce que j'ai compris) on peut avoir une vue panoramique sur Granada et le lac Nicaragua.
Après Mombacho, retour à Granada et puis bus jusqu'à Masaya. Ça aussi c'était une expérience nouvelle pour Janine et Thomas que de prendre les bus locaux... de nouveau je ne suis pas sûr si l'expérience fut vraiment positive pour eux... Mais bon, au moins ils pourront dire qu'ils ont vécu un infime peu à la façon Nica! Et donc au son de "Masaya Masaya Masayaa" crié par l'homme qui collectait le prix du ticket de bus, nous avons eu 30minutes de route pour arriver jusqu'à Masaya pour pratiquement rien en terme financier. A Masaya nous avons dormi à l'hôtel "Regis", probablement LE meilleur hôtel question qualité-prix en ville. Le lendemain nous avons fait le marché d'artisanat, vrai paradis du touriste en quête de souvenirs. Il y a 2 marchés à Masaya, un assez traditionnel où on trouve viande, légumes et autres produits de consommation courante avec une section d'artisanat, et un autre plus fait pour les touristes avec seulement les mêmes articles d'artisanat sauf pour ce qui concerne l'étiquette du prix, bien gonflée dans le second marché...
Après le marché et un déjeuner bien mérité (l'achat des souvenirs est un sport à part entière), nous sommes retourné à l'hôtel et hop en route pour Laguna de Apoyo. Laguna de Apoyo est un lac de cratère dont l'eau est si claire qu'on peut voir ses pieds quand on se tient debout dans l'eau. Les eaux du lac sont isolées depuis si longtemps qu'on y trouve des espèces marines qu'on ne peut trouver ailleurs au monde. Nous avions réservé à l'hôtel "Monkey Hut" en nous gâtant en prenant pour la nuit la "cabana", sorte de suite privée faite dans une construction typique avec un toit en feuille de palmier. Tout ça c'était pour pouvoir célébrer l'anniversaire de Janine, ses 30 ans, sans gâteau malheureusement mais avec des chips de manioc, qu'elle adore apparemment.
Le jour d'après c'était déjà la fin des vacances et nous devions retourner sur Managua pour qu'ils puissent prendre leur avion le lendemain de très bonne heure. Et c'est comme ça que nos vacances se sont terminées, à 5H du mat' sur le parking de l'aéroport, eux prenant un vol pour Mexico et moi un pour Bluefields.
Ça a été des vacances vraiment agréable et je suis vraiment contente que Janine et Thomas aient pu avoir un très faible aperçu de ma vie ici, bien qu'il y ai un énorme gouffre entre ce qu'ils ont vu et la réalité de tous les jours à Bluefields. Ce que nous avons vu était incroyable mais vraiment, nous aurions pu visiter n'importe quoi, pour moi le plus important était de passer du temps avec Janine... Elle me manque déjà!
De gauche à droite toujours, un bus à Masaya avec bien sûr ses lignes religieuses sur le capots, le marché touristique de Masaya, la vue sur Laguna de Apoyo depuis notre "cabana" à l'hotel "Monkey Hut"

Sunday, 13 July 2008

VACANCES - Costa Rica

Le 26 juin, j'ai fait mes bagages pour rejoindre le lendemain Janine et Thomas à San Jose. Au début j'avais prévue de prendre la pangua et le bus jusqu'à Managua mais au dernier moment, j'ai opté pour l'avion... Au vue des trombes d'eau qui tombait à l'heure de prendre la pangua (qui n'a pas de toit), j'ai bien fait. Bref, le 26 avion jusqu'à Managua, le 27, bus de Managua à San José.
Ce trajet en bus pourrait être court en théorie mais c'est sans compter sur le passage à la douane.... du Nicaragua ET du Costa Rica. Nous sommes resté environ 3H dans l'aire de douane...
Le plan était à l'origine pour moi de passer au moins 3 jours en dehors du Nicaragua pour pouvoir renouveler mon visa et de monter vers le nord et le Nicaragua en bus.
Janine et Thomas sont arrivés le 27 tard et crevés. Nous avons passé 3 jours à San José, un a récupérer, un pour visiter une ferme de papillon et le dernier pour partir pour Liberia. San José est comme une capitale, avec trop de voitures et un peu polluée. Et fait nouveau pour moi après ce temps sur la côte caraïbe, il y est fait frais... J'ai même du investir dans une veste imperméable comme le montre la photo du dessus (qui d'ailleurs n'est imperméable que quand il ne pleut pas...).
Liberia est une petite ville pas trop loin de la frontière avec le Nicaragua. Rien de particulier dans cette ville de province à part qu'elle est prés du parc national "Rincon de la vieja" que nous avons été visité. La photo d'en bas est la récompense d'une bonne heure et demie de marche en plein cagnar mais vraiment ça valait la peine. Cette chute d'eau assez impressionnante, tombant dans une piscine naturelle d'eau si bleue et si claire.... Baignade très rafraîchissant après la marche, paradisiaque!
La suite des vacances au Nicaragua cette fois pour le prochain post...

Sunday, 22 June 2008

Crise énergétique

Taxi garé dans une rue de Bluefields

Début mai, nous avons eu une grève des transports. Les transporteurs de marchandise, de gens... manifestaient contre la hausse massive du prix du carburant. Résultat, Bluefields était comme assiégée.
De l'extérieur, plus aucun bateau d'approvisionnement (je rappelle qu'il n'y a aucune route pour arriver ou partir de Bluefields, tout se fait par la mer ou le fleuve) n'arrivait. Du coup le réapprovisionnement des magasins ne se faisait plus et il manquait encore plus de choses que d'habitude à Bluefields (plus de beurre!).
A l'intérieur, plus de transport c'est à dire plus de taxi ni bus. Comme les voitures particulières sont très rares, les rues étaient étrangement calme. La ville était toute comme paralysée. La grève a duré une dizaine de jours, des jours de folies, imaginez vous refaire l'approvisionnement d'une maison où logent et mangent plus de 30 personnes sans taxi.... Mais bon, voilà, nous avons fait face, bE a loué une voiture particulière pour les plus grandes nécessités et pour les autres choses, nous avons usé nos semelles et nos bras...
Mais cette grève est juste la pointe la plus visible de la crise énergétique du Nicaragua. Le Nicaragua importe tout son pétrole. Le Nicaragua produit aussi la majorité de son énergie à partir du pétrole. Certes le bon copain Chavez en fournit à bas prix mais cela n'empêche que les prix de tout, de l'électricité pour la lumière, au sac de riz en passant par les haricots secs et les trajets en pangua, tous ces prix augmentent furieusement... Et la population a du mal à suivre car forcément les salaires n'augmentent pas en suivant la même courbe que le prix du pétrole.
Pour vous donner une idée un peu plus précise, le prix de l'essence ici est à peu prés le même que le prix de l'essence en France, mais un salaire "normal" d'ici est de seulement une centaine d'euros par mois. Autre exemple, résultat cumulé de la hausse du prix de l'énergie, du prix du transport et de la réduction des terres produisant des denrées alimentaire au profit de celle produisant du bio carburant, le prix des frijoles, ces haricots rouges traditionnel de la nourriture d'ici, a augmenté de façon drastique jusqu'à environ 3€ le kilo. Une partie de la population a du faire une croix dessus ou réduire grandement sa consommation. Ca peut paraître bénin de ne plus manger de ces haricots (surtout si comme moi vous n'aimez pas vraiment ça) mais c'est tout le régime alimentaire d'une grosse communauté qui se déséquilibre avec ce manque.
Une solution? Non, plutôt plein de petites mesures qu'il serait bon de prendre avant qu'il ne soit trop tard... Ismael par exemple pense à acheter un cheval pour remplacer sa moto, manger moins de viande pour réduire les pâturages et terres cultivées pour de la nourriture pour le bétail au profit de cultures alimentaire pour les humains, économiser l'énergie, troquer ses méthodes de production d'énergie sales et dépassées pour des énergies renouvelables là où c'est possible/nécessaire.... blueEnergy et d'autres y travaillent... www.blueenergy.fr

Sunday, 8 June 2008

formation des opérateurs

Je reprends mon blog où je l'avais laisser.... La formation des opérateurs....
Notre but à bE c'est donc de former les opérateurs pour qu'ils prennent bien soin des systèmes énergétiques mis en place dans leur communauté. La formation qui a eu lieu à Bluefields en mai était une première. Elle a durée 5 jours bien remplis pour pouvoir voir tout ce qu'il faut qu'ils sachent pour entretenir le système. L'accent a été mis sur la pratique avec toutefois un peu de théorie pour expliquer le pourquoi du comment.
Là encore, il fallait prendre en compte leur non habitude à être en classe et à apprendre (de cette façon du moins). Il fallait garder des journées courtes tout en couvrant le nécessaire, il fallait faire participer tout le monde malgré les grandes inégalités au niveau de l'éducation (de l'illettré à la maîtresse d'école)... Bref, pas facile tous les jours pour l'organisation.
Mais ça c'est très bien passé pour une première. Les ouvriers nica ont été inclus dans le projet en tant que formateur pour les cours pratiques, et a eux aussi ça leur a bien plu. Les volontaires se sont chargés des cours théoriques et de seconder les ouvriers pour les cours pratiques.
Sur la photo, on peut me voir en train d'essayer de leur faire comprendre une opération de maintenance indispensable à faire sur des batteries mais un peu difficile à comprendre. Dans l'ordre de gauche à droite on peut y voir Linda, une opératrice de Set Net, un homme de Monkey Point (assis), fiancé d'une opératrice et qui s'est joint à la formation le dernier jour, Danny, l'ouvrier électricien de bE qui se charger des cours pratiques pour tout ce qui touche à l'électricité (batteries, panneau de contrôle), Herman, un opérateur de Kahkabila et Vincent, un autre opérateur de Set Net (il est caché derrière moi...).
Conclusion: une semaine bien crevante entre la gestion de la formation, la préparation de quelques cours, et un peu de stress.... Mais un succès avec remise de diplôme (en bas on peut voir Thomas, opérateur et chef de la communauté de Kahkabila, recevoir son diplôme des mains de Guillaume, avec Ismael (sous directeur de bE Nicaragua, un Nica) au fond) et de bons retours des opérateurs... De quoi faire le plein de motivation pour continuer au cas où ça manquait (ce qui n'est pas le cas!)!

Tuesday, 20 May 2008

Manuel de l'opérateur


Bon, que je vous dise ce sur quoi je bosse tout ce temps là... Et bien voilà, vous avez qu'à regarder plus haut, c'est "mon œuvre", le manuel de l'opérateur.
Dans le jargon de bE, un opérateur est une personne d'une communauté où l'on a installé un système, qui doit faire les opérations de maintenance "basiques" sur place et s'occuper de recharger les batteries individuelles quand il y en a. Il y a 3 ou 4 opérateurs par communauté.
Les former est essentiel car ces systèmes sont tous nouveaux pour eux et pour le reste de la communauté. De plus ces systèmes, même si robustes, nécessitent de l'entretien. Un manque d'entretien d'une pièce et c'est la durée de vie de tout le système qui est mise à mal et cela peut même être un danger pour toute la communauté (imaginez une tour toute rongée par la rouille qui tomberait au beau milieu de la communauté!).
La plupart de ces opérateurs ont un niveau d'éducation assez bas, certain ne sachant même pas lire ou écrire. Il faut donc adapter la formation et se mettre à leur niveau. De ce coté là, écrire le manuel de l'opérateur fut un vrai challenge.
Là, une première version est terminée et a déjà été distribuée aux opérateurs. J'ai essayé d'y mettre le plus possible de photos et de dessins explicatifs. Les principales opérations sont décrites dans un style de roman-photo...
Comme dit plus haut, c'est une première version, le manuel va bien sûr changer et s'améliorer mais pour l'instant c'est déjà un grand pas que de l'avoir écrit! Maintenant, j'espère que les opérateurs vont l'utiliser, ne serait-ce que pour se rafraichir la mémoire aux cours d'une opération de maintenance, ça, ce sera notre plus grand succès!

Sunday, 18 May 2008

Du boulot, du boulot et encore du boulot, mais ça me plait!

Ha oui.... il y a bien longtemps que je n'ai pas écris sur ce blog... Certains se demandent peut-être si je l'ai (lâchement) abandonné. La réponse est non mais ces dernières semaines ont été intenses niveau boulot et je n'ai pas eu le temps d'y mettre mes dernières péripéties. Ici ma chère maman me corrigerait en disant que je n'ai pas SU trouver le temps, soit, c'est peut-être possible que certains soirs après une dure journée de labeur j'ai préféré un verre de bière, voir de rhum, à la rédaction de mon blog... Mea culpa donc mais je vais essayé de me rattraper parce que de toutes façons j'ai plein de choses à vous raconter!
D'abord, depuis mon retour de Kahkabila, j'écrivais le "manual del operador" comprenez "manuel de l'opérateur", un opérateur étant une personne d'un communauté qui s'occupe de la maintenance du système de production d'énergie de bE sur place. Bref, j'écrivais ça et je vous en reparlerais plus tard...
Parallèlement, j'organisais le tout premier stage de formation des opérateurs à Bluefields (d'où le manuel) et ma foie organiser une semaine de cours avec cours théoriques, cours pratiques, voir les disponibilités et les compétences des profs (volontaires et travailleurs locaux).... Bref, un fameux casse-tête et ça j'en reparlerais peut-être en le mêlant à d'autres articles.
Et de nouveau parallèlement il fallait faire avec une maison en surpopulation du fait de la visite d'une équipe de bE France, d'une Canadienne qui donnait un cours sur le traitement de l'eau... Bref, pas mal d'activités "para travail" qui prennent pas mal de temps de manière agréable certes mais c'est du temps quand même! Si j'ai le courage, vous aurez peut-être un petit article photo sur ça.
Ensuite, bien logiquement est venue la semaine de formation... Journée qui commençait à 7H du mat et qui bien souvent finissait après minuit histoire de préparer un cours du lendemain... Enfin, ce fut intense et vraiment bien pour une première... Sur ça, vous aurez un article c'est sûr parce que cette semaine de formation, c'était mon premier vrai projet bE.
Pendant cette même semaine et parce que ces choses là arrivent toujours au mauvais moment, nous avons eu le droit à une grève des transports... Je n'aurais jamais pensé vivre ma première grève des transports ici mais les prix de l'essence sont si haut pour le niveau de vie que cela devient insupportable pour les locaux et particulièrement les chauffeurs de taxi, de pangua, de bus... Un article sur cette crise plus tard...
Ensuite... et bien j'ai été malade pendant 2 jours... Réaction d'autodéfense de mon système je suppose, ça m'a obligé à rester au lit et à me reposer et c'est partie comme c'est venu... Ca c'est ni glamour ni intéressant donc pas d'articles...
Enfin, je suis retournée à Kahkabila pour 2 jours (et demi si on compte les temps d'attentes de pangua) histoire de ramener les batteries et de faire un petit projet avec les gamins d'une des classes de l'école. Vous pourrez lire sur ça aussi plus tard...
Donc voilà, ça fait 5 articles de retards... je vais tacher de les écrire sous peu mais bon, j'ai quand même un voyage à Cuba à préparer donc il faudra faire preuve de patience. Du coup pas d'images pour cet article... pas le temps d'en trouver...

Saturday, 26 April 2008

Misquito, Anglais, Créole, Espagnol... 4 langues toutes parlées à Kahkabila

Des enfants de la communauté

Les misquitos étaient à l'origine une grande tribu d'amérindien vivant sur la côte atlantique du Honduras jusqu'au Nicaragua. Aujourd'hui, dans les environs de Bluefields et à Bluefields même ils sont encore nombreux. Ils vivent maintenant comme les gens d'ici mais la grande majorité parle encore leur langue, le Misquito, et certains savent l'écrire et la lire.
A Kahkabila, la majorité des personnes sont Misquitos ou Créoles. Les Créoles sont les descendant des esclaves noirs amenés par les anglais. Les gens se parlent donc majoritairement en Misquito et/ou en Créole. Le language Créole est un Anglais très coloré, très déformé que même les anglophones ont bien du mal à comprendre.
Mais Kahkabila fait aussi parti du Nicaragua dont la langue officielle est l'espagnol. les gens doivent donc savoir parler espagnol.
Ici, cela donne une communauté quasiment quadrilingue. Beaucoup de personnes de plus de 30 ans, qui parlent créole et/ou anglais dans leur vie de tous les jours ne savent lire et écrire que l'espagnol car c'est la seule langue qu'on leur a enseignée l'école.
Les choses changent maintenant. L'école ici est bilingue anglais (non créole)/espagnol. Dans l'idéal, les gamins qui en sortent sauront parler, écrire et lire anglais et espagnol couramment, plus Misquito et créole s'ils le parlent chez eux.
4 langues, c'est commun ici... Qui l'eut cru dans une communauté de 800 personnes perdue sur la côte Nicaraguayenne?

Wednesday, 23 April 2008

Travailler pour une communauté en développement

Thomas, un opérateur de Kahkabila en train de creuser un trous pour faire la prise de terre et Stéphanie, une autre volontaire française... Sous le regard d'élèves qui trouvent ça apparemment plus intéressant que d'aller à l'école...

Plusieurs travaux plutôt physiques étaient sur notre agenda en venant à Kahkabila: le démontage de la turbine, son remplacement par une nouvelle, faire un trous pour faire une bonne prise de terre, mettre en place 2 supports pour soutenir la tour quand on la baisse (donc trous, ciment...).
Je me disais que ça allait être dur physiquement mais que au moins ça change de la routine (devant un ordinateur) et on se sent bien en le faisant...
Problème: je suis une femme et blanche de surcroit... 2 choses qui semblent interdire tout travail physique ici. Dés que je touchais à un pelle, un homme d'ici venait me voir en criant « let me help you » (laissez moi vous aidez) et je me retrouve à la regarder lui creuser le trou. Je voulais sortir des seaux d'eau du puits: idem, le propriétaire du puits arrivait en courant pour m'aider... c'est à dire... le faire ou envoyait ses enfants, pas plus haut que 3 sauts d'eau!
Donc ici, pas de dur travaux physiques... c'est flatteur (enfin c'est ce que je me répète) et je suis clairement moins fatiguée/transpirante/collante à la fin de la journée. Il faut aussi accepter le fait que certaines choses sont quasi impossible pour moi de faire, comme porter un sac de ciment de 50kg ou faire plus de 200m avec un gros seau d'eau. Le truc c'est que passer mon temps à regarder les gens d'ici faire les choses à ma place, c'était pas vraiment pour ça que j'étais venue... Certes, ils le font sans aucun doutes plus vite et mieux que moi, mais un blanc qui regarde un local faire le « salle » boulot, ça fait pas vraiment parti de ma vision idéaliste de l'aide au développement...

Sunday, 20 April 2008

Adaptation

La petite cabane bleue, c'est un WC...

Un européen, Nord américain ou Australien « standard » met quelques temps à s'habituer aux conditions de vie à Bluefields (problèmes d'eau chronique, pannes d'électricité tout aussi chronique, chaleur, humidité, nourriture, quelques insectes...). Ces conditions, la plupart des volontaires à bE ont le temps de s'y faire avant de partir dans les communautés où nous sommes implantés.
... Et c'est heureux car là-bas il faut s'habituer à un mode de vie encore moins « confortable » toujours suivant les standards occidentaux. Imaginez une vie dans électricité (bE en apporte un peu avec ses systèmes mais les familles n'en bénéficie pas encore à domicile). Cela implique pas d'eau courante, pas de télévision bien sûr, encore moins d'ordinateur, pas de ventilateurs pour vous aider à supporter le soleil de plomb, une cuisine au feu de bois qui enfume la maison (il paraît que ça sert aussi contre les moustiques).
La vie là-bas, c'est manger du riz et/ou des frijoles à chaque repas (y compris petit déjeuner) tous les jours, se coucher à 20H et se lever avec le soleil, se doucher avec un seau puiser au puits dans un recoin à ciel ouvert et pas vraiment fermé ni fermable... Mais tout ça n'est rien, le plus gros choc « culturel » vient des toilettes, los baños, los servicios, les WC...
Pas d'eau courante donc pas de chasse d'eau donc pas de toilettes « traditionnelles ». Ici ils marchent au toilettes sèches: des sièges en ciment posé sur des énormes trous à m.... On y fait ses besoins dans un trous, idéalement on recouvre de terre, de sable ou de silure, et au bout d'un certain temps on change de trous pour laisser l'autre se « reposer » et recueillir du bon composte.
Autant je trouve l'idée géniale, autant aller au toilette est mon pire cauchemar dans les communautés, surtout la nuit. D'une part, la propreté et l'odeur du lieu est généralement toute relative... en ajoutant à ça la chaleur étouffante de cette espace confiné dont les murs et le toit sont en tôle, on ne s'y attarde pas à lire un magazine (de toutes façons il n'y en a pas ici). D'autre part un microcosme d'insectes rampant et/ou volant s'y développe de façon luxuriante. Les cafards, mes meilleurs amis, y sont les rois. En journée, il n'est pas rare d'en voir un ou 2 parader sur le pourtour du siège, de quoi vous faire réfléchir à 2 fois avant de poser votre derrière sur ce sobre trône. Mais la nuit, les cafards occupent tout le terrain, ils sont partout, sur les murs, sur la porte, sur, autour et dans la cuvette... De quoi vous faire abandonner l'idée d'utiliser ces toilettes plus « civilisé » au profit d'un retour salutaire à la nature (attention toutefois aux crapauds énormes qui rodent dans le coin).
Le pire, vécu par un des volontaires pendant ce séjour à Kahkabila: Alors qu'il commençait ses besoins, une puis 3 chauves souris sont sorties du dis trous à m.... alors qui soulageait sa vessie... Depuis, je regarde les toilettes d'un autre oeil et j'en ai presque (en fait non, loin s'en faut) oublier les cafards. A la fin du séjour, chaque volontaire avait sa petite technique pour vérifier qu'aucun résident de ces trous ne déciderait d'aller faire un tour alors que nous occupions le lieu...
Je m'aperçois à la relecture que cet article donne une idée plutôt pas vraiment accueillante de la vie en communauté... Ne vous y fiez pas. Oui il y a certains aspects du séjour qui sont difficiles, mais sortez des toilettes avec une vue directe sur la lagune, entre 2 palmiers, un arbre à mangues et un avocatier et vous oubliez en un clin d'oeil l'activité animale des toilettes!

Friday, 18 April 2008

Lever de soleil sur Kahkabila

Ici, pas (encore) d'électricitè = pas de lumière la nuit = dodo pour tout le monde avant 21H = réveil de la communauté entre 4 et 6H du matin.
A 5H, l'aube est là, tout est calme à part le croissement de nombreux coqs et le meulement de quelques vaches. L'air est encore frais pour qu'on ne transpire pas en T-shirt/short/tongues, la tenue officielle du coin.
Quelques personnes vont et viennent dans la communauté mais la grande activité est dans la lagune. Des petits bateaux, appelés doris ou cayucos, se promènent, 1, 2 ou 3 personnes à bord, pour pécher la crevette dans la lagune.
Le soleil se cache encore derrière une couche de nuage bas et lointains qui semble ancrée à l'horizon. Un pécheur lance son filet dans un geste artistique. D'autres sont déjà un peu plus loin dans la lagune pour pécher du plus gros poisson.
Le premier rayon de soleil perce enfin et presque instantanément la température monte. Le rayon frappe la communauté et l'éclaire d'une lumière dorée et chaude. Il est un peu plus 5H30, la journée peut commencée.

Thursday, 17 April 2008

Bienvenue à Kahlabila

Je suis de retour d'une semaine dans une des communautés où bE a installé son système hybride de production d'énergie: éolienne plus panneaux solaires. La communauté porte le doux nom de Kahkabila. Elle comprend environ 800 personnes mais est en train de s'agrandir d'après certains habitants.
De ces 800 personnes, la majorité sont Misquitos, c'est à dire descendants d'une grosse communauté d'amérindiens, les Misquitos, qui habitaient le long de la côte atlantique avant l'arrivée des Européens.
D'ailleur, le nom, Kahkabila est un nom Misquito, qui vient de Kahka, qui est une sorte d'arbre et de Bila qui est un petit cours d'eau... De là on comprend que Kahkabila a d'abord été formée autour de l'embouchure d'un petit cours d'eau où les arbres Kahkas étaient nombreux.
Aujourd'hui, la communauté de Kahkabila est sur la Lagune de Perle, Laguna de Perla ou Pearl Lagoon comme ils disent ici. Elle est bien organisé et la nature n'y est pas aussi sauvage qu'à Monkey Point. Ils ont un peu d'électricité avec le système de bE et, assez anachronique pour une communauté dont la plupart des maisons n'ont pas l'électricité, ils ont des téléphones portables... Et oui, le réseau de téléphonie a atteint Kahkabila et les gens se servent de notre système pour recharger leur téléphones portable. Peut-être parfois s'en servent-ils aussi en lampe histoire de trouver la boite d'allumette pour allumer les bougies!

Saturday, 5 April 2008

Jaja

Je vous avais déjà présenté Jaja dans un post précédent. Originairement, on l'avait pris pour qu'elle puisse garder la maison de l'INATEC où vivent 2 volontaires. Mais voilà, elle était trop petite pour vraiment faire l'affaire et donc elle vivait dans la grande maison avec Susie en attendant qu'elle grandisse, prenne des forces et apprenne à aboyer...
Ca, c'était le plan, mais comme tout plan qui se respecte chez blueEnergy, le plan a changé, par la force des choses: On nous a volé Jaja... Et oui, ces choses là arrive ici. Jaja était encore petite et pouvait passer sous la cloture, elle était bien plus jolie et en forme que la plupart de chiots ici et quelqu'un l'a pris pendant la nuit en l'attirant dehors dans la rue. Susie se retrouve donc de nouveau seule et nous il va falloir qu'on se retrouve un chiot...
Tout ça vous parait iréel... A nous (les volontaires) aussi... A quand un garde humain pour garder le chien qui garde la maison de l'humain?

Sunday, 30 March 2008

Ma maman à moi

Depuis quelques temps, j'attendais un colis de ma chère petite maman envoyé mi février après l'avoir bien rempli avec l'aide de mon aussi cher (et) petit papa... 6.8kg de choses de France, que du bonheur en perspective...
En attendant le colis, j'ai trouvé cet article de blog pour toutes les mamans d'expatriés et qui m'a beaucoup fait penser à la mienne... Lisez le, c'est ici:
http://amlatineterecuerdo.blogspot.com/2008/02/la-mama-de-lexpat.html
Mais revenons à ce ce petit bout de 6.8kg de France.... 6.8kg c'était sans prévoir la douane et surtout les douaniers... Tous les colis sont arretés, ouverts et fouillés à la douane.... Tout ce que les douaniers ne connaissent pas (potentiellement beaucoup de choses!), ils le confisquent... Dans mon colis, ils n'ont pas reconnu la boite d'1.5kg de cassoulet et ils l'ont confisqués. Ils ont bien reconnu les 2 saucissons mais les ont confisqués aussi. Apparemment la viande passe mal la frontière!
Consolation, le colis (qui ne pesait plus qu'environ 3kg) contenait encore 7 tablettes de chocolat (whouhou!!) (Je précise que seulement 2 d'entre elles on été entamées et même pas finies), mon sac à dos et des magazines féminins qui me rappellent combien la vie ici n'a rien à voir avec la vie là-bas...

Friday, 21 March 2008

Vacances tranquilles...

Ce week-end, c'est Pâques et Pâques dans un pays d'Amérique Latine à dominance chrétienne ça veut dire semaine sainte.... Depuis vendredi 17H30 exactement nous sommes donc tous en vacances jusqu'à lundi matin 7H. Ah oui ici c'est bizarre, officiellement il n'y a que le jeudi et vendredi de Pâques qui sont fériés (même si beaucoup d'entreprise ferment toute la semaine comme nous) mais le lundi est travaillé...
Tous les volontaires ont décidé de profiter de cette semaine pour voyager, la plupart vers les Corns Islands (les îles de Maïs). Moi, comme j'étais fatiguée après avoir été bien malade, et que je dois mettre de l'argent de coté pour juillet, quand je vais voyager avec Janine et Thomas, j'ai décidé de rester ici.
Je pensais qu'avec tout le monde parti, j'aurais une maison bien calme pour moi... Que nenni, c'était sans compter sur Guillaume qui est ici aussi et qui a décidé de profiter de cette semaine pour faire un grand branle bas de combat dans la maison avec les 3 cuisinières et quelques ouvriers de l'atelier pour qui l'opportunité de se faire quelques dollars de plus est une chose à ne pas laisser passer. Ça a commencé lundi par un remaniement de la bodega (cellier). On ne pouvait pas mettre un pied devant l'autre sur la terrasse parce que toute la bodega était là. Comme on a décidé d'en profité pour tout fumigéner (dans l'espoir vain de se débarrasser des moustiques qui ici attaquent en masse et sont porteurs de la malaria et de la dengue...) les placards de la cuisine ont aussi été vidés dans le bureau de Guillaume. Ce n'est que mercredi que tout est rentré dans l'ordre au rez de chaussée.
Après inspection de l'étage au dessus, où nous avons nos chambres, Guillaume a aussi décidé de refaire faire le carrelage de l'étage dans tous le couloir et ma chambre (dans ma chambre le carrelage ressemblait à une montagne russe). J'ai donc du vider toute ma chambre pour que les meubles puissent être tous sortis pour pouvoir refaire le sol. L'étage fut en chantier jusqu'à hier (photo...).
Bref, pour le calme on repassera... Heureusement pour ma santé mentale depuis Mercredi et jusqu'à lundi je vis toute seule (enfin... Felix me tient compagnie en soirée) dans la petite maison où 2 volontaires habitent normalement (mais là ils sont partis aux Corn Islands) histoire que la maison ne reste pas vide trop longtemps (elle a été cambriolé 4 fois depuis le début de l'année!). Là c'est nettement plus calme et ça fait du bien pour un moment de ne pas vivre avec une dizaine de locataire, de pouvoir manger quand on veut et ce qu'on veut.... y compris les chocolats reçus pas colis et qui sont arrivés à point pour Pâques... hummmmm...
Sur ce, bon long WE de Pâques à tous, mangez plein de chocolat en pensant à moi qui pour une fois ici en mange aussi...

Thursday, 20 March 2008

Paysage éolien

Pour mon anniversaire, Felix m'a offert une peinture d'un “paysage éolien”, comprenez un paysage typique d'une communauté pour lesquelles on travaille avec une éolienne dans le fond.... Même si je l'ai eu avec un peu de retard (le peintre, bien Nica, ne l'avait pas fini pour le 19 février comme demandé par Felix), le cadeau m'a fait énormément plaisir. La peinture me plait beaucoup pour les couleurs chaudes du ciel, les arbres sur les cotés et la petite cabane... Le cadre aussi me plait peut-être parce que c'est Felix qui l'a fait avec ses petites mains...
Comme je ne savais pas trop comment l'attacher, Felix m'a aussi fait une espèce de petite étagères avec moulure et a tout fixé au mur. Merci Felix, j'ai beaucoup plus confiance en tes fixations qu'en les miennes! Enfin voilà, vous pouvez admirer le travail sur les photos de ma chambre toute redécorée.... c'est classe, non, avec ma moustiquaire qui transforme mon lit en lit à baldaquin?
Bon, maintenant je vous laisse, je vais m'allonger sur mon lit en face de la peinture et rêver un peu...

Thursday, 13 March 2008

expérimentations culinaires

Pour me guérir d'infections diverses, j'ai du prendre pas mal d'antibiotique à hautes doses. Je pense être remise mais il me reste maintenant à reconstruire mon systéme digestif que les antibiotiques ont mis KO..... Tout le monde me dis que les yahourts, c'est ce qu'il y a de mieux pour ça.... oui mais bon, ici, on est loin d'en trouver tout le temps. Ces petits pots sont très durs à trouver et ils ont tous des saveurs artificielles très chimique et sucrées, bref, je suis pas une grande fan et je donnerais limite un carré de chocolat pour un biofidus actif nature (je pensais pas que je dirais ça un jour).
Comme les yahourts ne manquent pas que à moi, on a décidé d'essayer d'en faire. Résultat: 6 litres de lait gachés... D'abord j'ai essayé avec un premier litre mais aller diviser un truc de la taille d'un doliprane de ferments lactiques bon pour faire cailler 50litres de lait en une portion valable pour un litre. Bref, forcément c'était raté parce que j'avais trop mis de cette pastille. Le lait a effectivement très bien pris (trop?) mais le goût et l'odeur était incroyablement.... horrible. C'est Susie qui l'a mangé avec dévotion et courage.... Susie étant notre chienne.... Je précise qu'elle n'a pas été malade.
Les 5 autres litres de lait ont caillé "par erreur" parce que quelqu'un a utilisé la même cuillère qui avait servi à mélanger le litre d'essais pour prélever la créme des 5 litres qui étaient en train de bouillir (le lait que l'on trouve aussi est du lait "frais" pas pasteurisé et sûrement pas UHT, on le fait donc bouillir dés qu'on l'achéte à des gamins dans la rue).... Ces 5 litres ont produit quelque chose qui pour moi ne ressemblait pas à grand chose mais Stéphanie dit que ça ressemblait à de la "brousse", espèce de fromage très frais de provence. Enfin c'était quelque chose qui donnait pas beaucoup envie d'être mangeait et du coup on en a utilisé une partie pour faire du gateau au yahourt (pas mauvais ma fois).....
Voilà, après ces échecs et le fait que le prix du lait a encore monté -il est quand même passé de 7 cordobas le litre à 10 cordobas depuis que je suis là, merci Felix (pas mon chéri, mais l'ouragan)- nous avons abandonné toutes idées de faire du yahourt... Pour l'instant... Nous sommes en train de militer auprés de Mathias (The Big Boss) pour acheter une vache (on met en valeur la biomasse et les économies de gaz qu'on pourrait faire) et un cochon (ça c'est pas pour le lait forcément mais c'est que Charles est en manque de saucisses grillées et autre charcuterie française).... Mathias n'a pas l'air emballé par l'idée bizarrement.... Affaire à suivre... ou pas...

Sunday, 9 March 2008

dia de la mujer

Notre énorme tablée à la Luna Ranch: de gauche à droite et de haut en bas: Les frères Craig: Mathias en vert et Guillaume et bleu - un bout de la table avec de gauche à droite Stéphanie, Pina, Nereïda, Lydia, Julie, Charles et François - Bruno qui pour une fois ne pose pas avec un balais dans l'atelier mais entouré d'Ilormi et de Stéphanie (sa copine) - Felix et moi (et François qui a l'air de s'ennuyer ferme)

Hier c'était la journée internationale de la femme et ici, ils prennent ça très au sérieux: petits cadeaux, félicitations dans la rue (j'y suis pourtant pas pour grand chose si je suis une femme!), beaucoup d'égards... Bref, une journée où les femmes sont reines et peuvent faire et demander tout ce qu'elles veulent (enfin c'est l'idée).
Ca a commencé par un verre de coca et des biscuits par la voisine, des colliers et bracelets par les fils de Pina (j'ai du les porter tout l'après midi pour leur faire plaisir mais disons que je les remettrais pas pour sortir...). Ensuite, on (les 3 volontaires filles que nous sommes avec Stéphanie et Julie et les 3 cuisinières Pina, Ilormi et Nereida) a reçu des chocolats et un shot de rhum par les frères Craig (mes boss pour ceux qui suivent pas). Là je me dois de vous rappeler que le chocolat est une denrée TRES RARE et que j'apprécie toujours autant donc bref, c'était vraiment le pied pour moi! Ensuite les cuisinières avaient cuisiné un repas qui sortait de l'ordinaire avec boulettes de viande et frites (et riz aussi parce que pas de riz au déjeuner c'est juste impensable). Çà c'est sous prétexte que le jour de la femme on doit manger mieux. Enfin, on a toutes les 6 plus Johana la secrétaire était invité au Luna Ranch, restaurant "culturel" où il y avait un spectacle (concert et spectacle de danse) en l'honneur des femmes....
Bref, la journée de la femme ici, c'est le top... pour les femmes et c'est à en espérer qu'il y en ai plus souvent.... Certains cyniques vous diront que c'est pour compenser un tantinet les 364 autres jours de l'année où les femmes sont victimes d'abus (ici sûrement plus qu'en Europe) dans cette société bien machiste... A méditer...
VIVE LES FEMMES!
L'événement culturel du mois voir du semestre: un groupe de musique dont le chanteur me faisait penser à ceux de Buena Vista Social Club - Samira (une copine à nous) faisant une démonstration de danse du ventre - Un danseur de Punta, danse traditionnelle de la communauté Garifuna (des indiens du coin) - Les musiciens l'accompagnant, les danseurs et les musiciens forment le groupe "spirit dancers", remarquez l'instrument dans lequel le gamin souffle, et oui, c'est un énorme coquillage mais ils arrivent à faire des notes avec!