Wednesday, 23 April 2008

Travailler pour une communauté en développement

Thomas, un opérateur de Kahkabila en train de creuser un trous pour faire la prise de terre et Stéphanie, une autre volontaire française... Sous le regard d'élèves qui trouvent ça apparemment plus intéressant que d'aller à l'école...

Plusieurs travaux plutôt physiques étaient sur notre agenda en venant à Kahkabila: le démontage de la turbine, son remplacement par une nouvelle, faire un trous pour faire une bonne prise de terre, mettre en place 2 supports pour soutenir la tour quand on la baisse (donc trous, ciment...).
Je me disais que ça allait être dur physiquement mais que au moins ça change de la routine (devant un ordinateur) et on se sent bien en le faisant...
Problème: je suis une femme et blanche de surcroit... 2 choses qui semblent interdire tout travail physique ici. Dés que je touchais à un pelle, un homme d'ici venait me voir en criant « let me help you » (laissez moi vous aidez) et je me retrouve à la regarder lui creuser le trou. Je voulais sortir des seaux d'eau du puits: idem, le propriétaire du puits arrivait en courant pour m'aider... c'est à dire... le faire ou envoyait ses enfants, pas plus haut que 3 sauts d'eau!
Donc ici, pas de dur travaux physiques... c'est flatteur (enfin c'est ce que je me répète) et je suis clairement moins fatiguée/transpirante/collante à la fin de la journée. Il faut aussi accepter le fait que certaines choses sont quasi impossible pour moi de faire, comme porter un sac de ciment de 50kg ou faire plus de 200m avec un gros seau d'eau. Le truc c'est que passer mon temps à regarder les gens d'ici faire les choses à ma place, c'était pas vraiment pour ça que j'étais venue... Certes, ils le font sans aucun doutes plus vite et mieux que moi, mais un blanc qui regarde un local faire le « salle » boulot, ça fait pas vraiment parti de ma vision idéaliste de l'aide au développement...

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