Monday, 29 October 2007

Le droit à un nom et une nationalité


Ce matin, j'ai entendu une pub à la radio, en anglais, pour pouvoir être comprise par la majeure partie des populations de la côte atlantique du Nicaragua et des Corn Islands. C'était une pub pour le programme "the right to a name and a nationality": "le droit à un nom et à une nationalité". C'est un programme soutenu pour l'UNICEF et d'autres assoc humanitaires. En fait, au Nicaragua et dans d'autres pays, l'enregistrement de l'enfant qui nait ne coule pas de source du tout. Ici, seulement 82% des enfants sont enregistrés. D'après une enquête de l'UNICEF, la pauvreté (l'enregistrement de l'enfant n'est pas gratuit et le voyage peut être long jusqu'au bureau d'enregistrement) et le manque d'éducation sont 2 des principales causes du non enregistrement de l'enfant...
La question est de savoir ce que font les enfants non enregistrés.... Généralement, ces enfants là sont des proies faciles pour les adoptions illégales, le travail forcé, la prostitution infantile...
Et puis imaginez, grandir dans son propre pays et n'avoir aucun papier.... Ca vous laisse une idée de l'organisation administrative ici et du néant au niveau du système social Nicaraguayen! La sécu.... ces gens là n'en entendront certainement jamais parler.... L'école obligatoire? Comment peut-on obliger un enfant qui n'existe pas à aller à l'école? Et acheter une maison, ouvrir un compte en banque, connaitre précisément son age si les parents sont absents??? Toutes ces choses qui pour nous semblent tellement évidentes...

Wednesday, 24 October 2007

Ce n'est pas une expo


Et oui, on dirait une installation d'art plastique.... Et bien que nenni, c'est l'endroit de l'atelier où différentes pièces sont peintes et en train de sécher! Bientôt, ça va changer, ils vont construire une cloison pour éviter que tout le monde soit aspergé de peinture quand quelqu'un peint au pistolet et pour éviter les effets néfastes des solvants sur les gens qui ne sont pas en train de peindre (ceux qui peignent ont des masques).
Voilà, ça, ça fait parti de mon boulot et demain, je devrais commencer mes travaux de peinture.... Enfin, devrais-je dire coloriage... En fait on va peindre nous même les panneaux de signalisation (interdit de fumer, mettre des gants...) mais comme je n'ai aucune confiance en mes talents de dessinatrice, Sébastien, un autre volontaire, va dessiner les contours et moi je vais colorier... wouhou.... Je vous montrerais des photos de mes exploits plus tard!

Sunday, 21 October 2007

Avis de recherche...


Voilà, depuis mercredi j'ai changé de chambre pour une avec un grand lit (ouai trop cool) et un peu plus à l'ombre (encore plus mieux) et surtout ne donnant pas sur la rue (un tantinet moins de bruit, le paradis...).
Ce qui est moins le paradis c'est que j'ai une infestation de petit vers bizarre (dont vous voyez la photo plus haut). Au début on dirait une graine, jusqu'à ce qu'une petite tête de vers sortent par un bout... yeuk...
Je n'ai aucune idée de ce que ça peut être. J'ai demandé à plusieurs locaux, seul un m'a dit qu'il connaissait l'animal mais ne savait pas son nom. Enfin, j'ai pu lui demander si c'était dangereux... ça n'a pas l'air comme ça mais faut se méfier de tout ici, y des petites bébétes qui vous pondent sous la peau (ensuite les larves se nourrissent de votre chaire et je m'arrête là parce que ça devient vraiment dégueu...) ou des vers qui vivent sous la plante des pieds... Il m'a dit que non mais qu'en même temps valait mieux pas les laisser là. En même temps, je pensais bien aussi m'en débarasser depuis qu'un de ces petits intrus à voulu passer la nuit dans mon lit....
Du coup je me suis pris une grosse suée samedi en plein aprém pour faire le nettoyage à fond de ma chambre... Ca valait le coup, ici, à cause du climat tout humide et chaud, dés qu'il n'y pas de mouvement dans un endroit, plein d'animaux plus ou moins (plutôt moins à mon avis) charmants l'investissent pour en faire leur demeure. Donc typiquement derrière le lit et les étagères, il y avait pas mal de truc à "évacuer"! Enfin maintenant c'est bon, j'ai une chambre propre et (pour l'instant) sans vers!

Friday, 19 October 2007

Dance de la pluie??


Cela fait une dizaine de jours qu'il n'a pas vraiment plu ici. Je veux dire, une vrai bonne pluie tropicale avec laquelle tu peux prendre une douche sans problème, qui fait déborder les gouttières, qui fait tellement de bruit sur les toits en tôle que tu t'entends plus parler, qui ne laisse aucune chance au linge en train de sécher, qui transforme les rues en un vaste système aquatique avec ses ruisseaux et ses marres....
J'ai jamais été une grande fan de la pluie mais je dois dire qu'ici, je les aime beaucoup ces pluies tropicales car elles remplissent notre réservoir d'eau. Toute l'eau dans nos robinets vient de ce tank et là, et bien il est vide, du coup, plus d'eau au robinet. Ca, ça implique pas mal de choses: aller acheter de l'eau potable en grosses bombonnes pour boire et faire la cuisine, aller chercher de l'eau au puit pour le reste. Donc maintenant, tout se passe avec un seau: on le remplit de l'eau du puit et ensuite, on s'en serre pour tout: prendre une douche (on a une petite coupelle et tu te verses l'eau dessus), faire la vaisselle, remplir la chasse d'eau, laver le linge...
Le détail qui tue: ils ont tous des puits ici mais ils n'ont pas de système de tout à l'égout du coup les eaux usées vont où elles peuvent et du coup elles s'infiltrent sans traitement préalable dans la terre pour rejoindre leur copine l'eau du puit.... Bon... il faut pas trop y penser quand on se douche ou que l'on fait la vaisselle avec!
Le bon coté pas prévu du tout: hier soir on a laissé une bassine pleine d'eau dans la cuisine et notre amie la souris a été curieuse et c'est foutu dedans.... elle est morte noyée (OK, je l'ai peut-être un peu aidé)! Une chance de moins d'avoir nos cables d'ordi bouffés!

Thursday, 18 October 2007

L'anniversaire de Miguel


Lundi, c'était l'anniversaire de Miguel, le fils de Pina qui nous aide à la maison. On a donc été tous (les volontaires) invités à venir chez sa soeur pour une petite fête d'anniversaire.
En début d'après-midi, on a été d'abord aider à la cuisine avec Séb.... c'était très instructif, on a vu comment ils préparaient une espèce de soupe au lait de coco et fruit de mer (le secret est de faire cuire le lait de coco avant pour éviter qu'il ne se sépare avec l'eau d'un coté et une espèce de crème de l'autre) et on a vu aussi l'eau qu'ils utilisaient: l'eau du puit, non filtrée. Du coup, note perso pour plus tard: ne pas prendre de fresco (leur jus de fruit à l'eau) ou n'importe quoi qui pourrait avoir de l'eau non bouillie dedans. Pendant notre pré-visite, on a eu aussi le droit de gouter à une espèce de crème maison faite à base d'algue, de sucre et de colorant.... assez bonne mais pas mal sucrée et assez pesante dans l'estomac!
On est rentré pour se préparer (les anniversaires c'est sérieux ici, il faut s'habiller un peu) et on est reparti. Dés notre arrivée, on a été assailli par tout le monde et surtout les enfants. Est venue l'heure du gâteau et là j'ai appris une nouvelle tradition locale: D'abord ils chantent "joyeux anniversaire" mais en anglais et quand ils ont finis, ils se mettent à trépigner en chantant "et maintenant on veut du gâteau et maintenant on veut du gâteau" "ya queremos pastel ya queremos pastel"... j'ai du me faire aider pour comprendre cette deuxième partie dans la folie générale.
Les gâteaux ici sont généralement des gâteaux assez simples mais recouvert d'un énorme glaçage à base de blanc en neige, sucre et colorants, ça donne des gâteaux plus ou moins appétissant au final....
Après les gâteaux, vient le moment inévitable de la danse. Toujours sur les mêmes musiques que l'on commence à bien connaitre maintenant et toujours assez proche de ton partenaire (tu ne danses pas tout seul ici, quelque soit la musique!).

Saturday, 13 October 2007

Anniversaire de Bluefields



Alors jeudi ici c'était férié pour cause d'anniversaire de la ville. Au programme, 2 défilés, un avec les fanfares de la villes et l'autre avec les groupes de danse, et surtout, la présentation des postulantes au titre très prisé de Miss Bluefields. Plus plein d'activités autour du "parque central", au coeur de la ville en face de la mairie.



Bon, nous on est parti trop tard et du coup on a loupé le défilé des fanfares. Mais bon, on est arrivé au parc vers midi juste pour mangé. Au menu, une spécialité locale, le baho, genre de pot au feu avec viande de boeuf, platano (ces bananes sallées) et yuka (=manioc), le tout avec un peu de colorant. Ils ont l'air assez fan des colorants alimentaire par ici, surtout le rose, moi bizarrement ça me donne moyen envie les bananes roses mais bon, on fait avec ce qu'on a et en fait le baho était hyper bon.

Ensuite, on s'est baladé dans le parc, et là je dois vous dire que j'aimerais grandement être beaucoup plus bronzée.... Ici, au milieu d'une population majoritairement de couleur, on ne passe pas inaperçu, c'est le moins qu'on puisse dire. En fait, tout le monde nous regarde, des gamins se retournent sur notre passage. Et alors une fois qu'on sort l'appareil photo, rien ne va plus. C'est courant que des gamins nous demandent de les prendre en photos, avec les numériques, ça leur plait, il peuvent se voir tout de suite. Ca leur fait plaisir et à nous aussi donc on le fait souvent....

Les mecs se sont aussi laissé tenté par une autre spécialité, une espèce de glace faite devant vous à base de glace pilé et d'épais sirop (pas naturel) de fruit avec en plus, à la demande, du lait concentré. Le tout fait un cocktail hyper sucré et du coup pas si rafraichissant. Moi j'ai évité, on ne sait pas vraiment d'où vient l'eau pour la glace et mon ventre n'est pas encore bien entrainé à tout les dangers de l'eau non filtrée d'ici...
Ensuite, c'était le défilé avec pas mal de groupe de danse et énormément de couleur, de bruits (les percussions...), le tout dans un joyeux désordre, c'était tout simplement génial!




Ensuite, retour vers le parc pour une petite bière à l'ombre puis on a assisté à la présentation des postulantes au titre très prisé de Miss Bluefields. Là, on a remarqué dans la foule 2 filles qui s'y fondaient aussi mal que nous. J'ai été leur parler et on a sympathisé (ça rapproche d'être étranger dans un endroit qui en compte si peu) et du coup on les a invité à diner le soir!

Wednesday, 10 October 2007

Félicitations à mon petit frére!


Juste un petit post pour féliciter mon petit frère de son succès aux examens théoriques de pilote de ligne. Il les a TOUS eus du premier coup! Wouhou!!
Félicitations encore p'tit frère, tu viendras me voir quand tu sauras voler tout seul au dessus de l'Atlantique!

Faire ses courses à Bluefields....

Voici une scéne que vous ne verrez par ici.... d'abord, ils n'ont pas tous ces fromages mais surtout IL N'Y A PAS DE SUPERMARCHE.... En fait Bluefields est tellement isolé qu'il serait trop couteux d'y créer un supermarché au niveau du ravitaillement. Ici on consomme les denrées produites dans le coin et parfois celles qui viennent de Managua mais qui sont du coup plus chères.
Vous allez me dire, les gens se débrouillaient bien avant, quand il n'y en avait pas (de supermarché)... Et c'est vrai, et nous aussi on se débrouille mais je peux vous assurer qu'ici, les courses prennent bien plus de temps. Bon en plus on est en moyenne 6 à vivre dans la maison plus une dizaine d'ouvriers qui viennent manger tous les midis donc les courses doivent être assez conséquentes. Autre handicape, nous n'avons pas, comme une immense majorité des gens ici, de voiture donc les courses c'est à pied et/ou en taxi.

Exemple: Vous allez faiire une tournée "typique" au supermarché en France pour acheter des légumes et des fruits, de la viande, des produits non périssables comme du thon en boîte ou des pâtes, des produits non comestibles comme du savon. Ca va vous prendre environ une heure et voilà, c'est potentiellement OK pour une semaine. Ici, on va:
- Chez le boucher, on achète la viande (du poulet et de la viande de boeuf hachée principalement) à coup de 30kg que l'on ramène en taxi. Ca, c'est quand on a de la chance, parfois, il n'a pas ce qu'on veut (typiquement pour le bacon il n'y en a carrément pas toujours) et donc on a 2 choix: soit repasser dans la semaine, soit essayer l'autre boucher, sans garantie de trouver le produit de nos rêves.
- Chez un vendeur de fruit et légumes. Là encore, ne vous imaginez rien qui puisse ressembler à un épicier en France. Ici c'est des magasins minuscules. En gros les gens y vendent ce qui poussent dans leur jardin. Cela entraine aussi le fait que l'on ne peut avoir QUE des fruits et légumes de saison et produits localement. En ce moment par exemple, c'est pas la saison de la goyave donc on peut en rêver autant qu'on veut et chercher partout, on n'en trouvera pas à Bluefields. Comme les magasins sont petits, ils est très souvent nécessaire d'en faire là encore plusieurs ou de repasser dans la semaine pour avoir ce qu'on veut.
- Chez en magasin plus général qui vend des œufs, pas mal de produits non périssables et également des produits non comestibles. Là encore, grande différence, il n'y a pas de rayonnage. On dit ce qu'on veut à la vendeuse et elle va nous le chercher dans l'arrière salle: pas de possibilité de choisir entre une marque X ou Y. Là encore, on achète généralement par 30kg de riz....
- Ensuite, il y a une pléiade de petits vendeurs ambulants qui passent dans la rue en hurlant/chantant ce qu'ils vendent: poissons, pâtisseries, glaces, plats fait maison... Il faut un minimum d'entrainement pour comprendre ce qu'ils vendent. Les vendeurs de poissons sont en général assez matinaux et régulièrement ils remplacent mon réveil matin (vers 6H...).
- Il y a aussi le tout petit marché, ouvert tous les jours avec plein de tout mini-stands qui vendent surtout des fruits, des légumes et des produits de la mer (huitres, langoustes, crevettes, poissons...).

Nous ici, avec tous les volontaires qui sont passé avant, on est assez rodé: un marchand nous livre fruits et légumes une fois par semaine (c'est Pina qui s'occupe de la commande par téléphone), on va chez le boucher une fois pour 2 ou 3 semaines (on a un énorme congélateur) et les autres choses, on se débrouille... en particulier en allant "chez Margarita" qui doit être un des plus gros magasins de la ville et qui vend pratiquement tout le reste dont on a besoin.

Enfin, je dois dire qu'au final, j'aime bien ça faire les courses ici (j'entends déjà des voix qui se disent: "forcément, c'est que le début"), mais non, ça a pas mal d'avantages: On se balade, on parle à pas mal de monde, ça fait travailler plein de gens de couches sociales bien différentes, on est sûr de manger des fruits et légumes de saison ce qui est bon pour l'environnement et on (ré)apprend à déguster les choses qui sortent de l'ordinaire comme le chocolat (et oui, il n'y en a pas ici ou très cher du coup, on n'en mange que pour les grandes occasions!).

Tuesday, 9 October 2007

Vive les petits animaux


Hummm.... Comme ici il fait chaud et humide, on vit les portes ouvertes et les maisons ont plutôt tendance à avoir des trous partout (pour l'aération).... Donc l'air passe plus ou moins bien mais ce qui entre pour sûr, c'est toutes sorte de petits animaux à 4 pattes.... ou plus malheureusement.
Dans la liste de ceux qu'on peut rencontrer dans la casa de bE:
- des chiens: OK on en 2 à nous (il paraitrait que c'est très utile d'en avoir ici pour éviter les visites nocturnes et non bienvenues de ces bêtes à 2 pattes qu'on appelle les humains...) mais d'autres du voisinage viennent régulièrement (ici pas de barrières ou de grillage ou autres murs) donc un saucisson sur pattes qui pue particulièrement. Nos 2 à nous nous font une bétise par nuit et du coup c'est la surprise du matin!
- des souris: on en voit régulièrement s'échapper dans le bureau, de l'évier de la cuisine et dernièrement une est passée sue le pied de Séb, un des volontaires. Pour l'instant, elles en me dérange pas trop mais en même temps, je les ai pas encore vu donc j'essaie de les ignorées. Je n'ai qu'une peur, qu'elle mange les cables de mon ordi!
- des blattes: ça y est, je suis revenue sur une terre d'accueil des horribles cafards, et ici, je ne sais pas si le climat leur fait la même chose que pour les plantes mais ils sont énormes. Leur habitat préféré: sous l'évier donc moi j'ai trouvé la parade, je n'ouvre plus les placards sous l'évier ou alors je laisse ouvert un moment (ils n'aiment pas la lumière) avant de chercher la casserole que je veux).
- des fourmis: elles sont partout, il y en a des grosses et des toutes petites, elles rentrent partout, même dans le pain et le pire du pire: elles mordent!
- des moustiques: leurs heures de sortie c'est à partir de la tombée du jour et ils ont l'air de bien apprécié le goût de ma peau. Bizarrement ils attaquent plutôt les pieds et les jambes donc tous les soirs, malgrés la chaleur, c'est pantalon et T-shirt manches longues parce que quand ils trouvent plus de jambes, ils attaquent les bras).
- Des araignées: pour l'instant dieu merci j'en ai vue que des petites dans la salle de bain
- Des gekkos, espéce de petits lézard blanchatres.... C'est mes préférés, ils sortent la nuit et mange les insectes. Ils sont assez petits et c'est assez incroyable de les voir chasser des trucs volants alors qu'ils doivent se cantonner à rester sur des parois. Je pense en faire un élevage dans ma chambre comme moyen de prévention des autres affreux précités.

Sunday, 7 October 2007

Aller au Nicaragua


Je suis partie jeudi matin après de très agréables aux revoirs avec famille/amis.
Malheureusement pour moi, mon cher neveu a profité des mes bisous d'au revoir pour me refiler son gros rhume, j'ai donc du prendre l'avion avec un gros rhume. Et bien, croyez moi, ESSAYEZ DE NE PAS LE FAIRE! J'ai cru que les oreilles aller exposées à chaque envol et à chaque atterrissage -3 de chaque! En fait, une de mes oreilles vient juste de se déboucher aujourd'hui, 2 jour après mon arrivée à Bluefields!

A part ces problèmes de pression, mon rhume m'a aussi donné des yeux rouges et larmoyant et j'ai du coup eu la « chance » d'être arrêtée pour une fouille plus poussée (contrôle complet de mon bagage cabine et controle « à la main » de moi-même (tout habillée quand même) à la fois à Paris et à Miami. A Managua, j'y ai réchappé bien que mon rhume ne ce soit pas arrangé, mais je suppose qu'ils ne sont pas aussi insistant sur ce type de contrôle ici...

A part ça, le voyage a été bien même si c'était un peu long, mais rien comparé aux 24H de voyage pour aller jusqu'en Australie. Je suis donc arrivée jeudi soir à Managua, température de 28° et air bien lourd (c'est la saison des pluies jusqu'en novembre). Là, je devais prendre un taxi nommé Victor qui est le taxi « officiel » de l'association. Problème: Victor n'était pas là, ça aurait été trop facile. En fait le chef de projet sur place, Guillaume, a eu pas mal à faire dans les derniers jours et du coup avait oublié d'appeler le taxi pour le prévenir de mon arrivée. Mais bon, j'avais son numéro de téléphone... Mais là encore, problème: Victor avait changé de numéro de téléphone et la combinaison de mon oreille bouchée et de mon inexpérience avec l'accent Nicaraguayen m'empêchaient de comprendre son nouveau numéro qu'il donnait sur la messagerie de son ancien. J'ai donc du faire appel à un mec à coté de moi pour qu'il écoute le message et m'écrive le numéro. De ce que j'ai vu pour l'instant les gens ici sont sympa et le mec l'a fait sans problème. J'ai appelé le nouveau numéro et attendu Victor encore 20minutes, assaillie par d'autre locaux me demandant si je voulais un taxi ou si je voulais aller dans un de ces luxueux hotels qui envoient des gens à l'aéroport pour prendre les touristes qui le veulent.

Victor est enfin arrivé et m'a amené à la maison que blueEnergy a dans Managua. Il était très sympa et aidant et dés qu'on a été dans son taxi il a appelé Guillaume (apparemment il n'y a pas de loi contre le téléphone au volant ici) pour que je puisse lui parler. Il a été décidé que je prendrais l'avion pour Bluefields le lendemain et que Victor viendrait me chercher pour que je sois à l'aéroport à temps pour prendre l'avion de 10H.

Le voyage jusqu'à la maison de nuit m'a donné un rapide et tout premier aperçu du Nicaragua. Je dois dire que si je n'avais pas su que j'étais dans une capitale, je n'aurais jamais deviné: aucun immeubles en vue, des rues à peine goudronnées et un désordre terrible, tout le monde dans la rue -voiture, vélo, piéton, charrettes tirées par des chevaux- font ce qu'ils veulent/peuvent pour arriver à leur but relativement rapidement et en un seul morceau. La ville à l'air très pauvre (elle l'est de toutes façons): les maisons sont mignonnes mais elles semblent avoir toutes étaient construites sans concertation avec un architecte et sans planification. La plupart d'entre elles ont une tolle ondulée en guise de toit. Un quartier entier était sans électricité et Victor m'a expliqué que 2 des générateurs de la ville ont des « problèmes » en ce moment et qu'il n'y a tout simplement pas assez d'électricité produite pour alimenter toute la ville 24H sur 24 et 7 jours sur 7, il y a donc des heures auxquelles les habitants savent qu'ils n'auront pas l'électricité. Il y avait aussi beaucoup de gens dehors, à manger ou boire un coup, ou devant des églises..... Les églises pullulent ici, il est posible qu'il y en ai plus que des écoles! Cela va de la traditionnelle église catholique à la plus extrémiste église évangélique et autres quasi-sectes, en bref, toutes les églises à 2 sous du monde entier semblent avoir trouvé leur place ici et comme elles ont pas mal de sous (surtout comparé aux finances locales), il s'en construit beaucoup tout le temps.

La maison de blueEnergy (bE) à Managua est sympa, simple mais bien. Elle est situé dans le centre de Managua dans un quartier plein de pub, café, discothèques et restaurants. 2 locaux y vivent et en prenne soin (ce n'est jamais trop bon de laisser une maison vide plus de 2 ou 3 jour ici). Je n'ai profité ni des cafés, ni de la maison si ce n'est de ma chambre: dés que je suis arrivée, j'ai pris une douche et été me coucher.

Le lendemain matin, je me suis réveillée tôt après une nuit pas vraiment paisible, avec les sons des oiseaux, des voitures et de tous ces bruits de rue qui semblent si différents d'un pays à l'autre. Victor est venue me chercher et m'amener à l'aéroport où nous avons attendu une petite heure pour voir si il y aurait de la place sur l'avion partant pour Bluefields à 10H. J'ai eu de la chance et des passagers ne sont pas venu pour s'enregistrer et j'ai donc pu prendre mon ticket pour cet avion. L'avion qui va à Bluefields est tellement petit que l'enregistrement des bagages est assez interessant: Tout d'abord ils pèsent ton bagage en soute, jusqu'à là rien d'anormal, puis ils te demandent de prendre tous tes bagages cabines avec toi et de monter sur la balance. Oui, vous avez bien compris, VOUS devez aller sur la balance vous-même avec vos bagages cabine. C'est assez interessant si vous voulez faire des statistiques sur votre poids quand vous partez en vacances... si vous ne voulez pas, vous pouvez vous arrangez pour ne pas regarder ce que dis la balance et essayer d'oublier que vous vous faites peser en publique ou alors vou vous réconfortez en vous disant que vos bagages cabine pèsent décidément très lourds! De toutes façons, je pense que la très petit taille de l'avion les obligent à vraiment bien gérer le poids de ce qu'ils mettent dedans, un surpoids pouvant être un gros problème pour les avions n'ayant qu'une hélice!

Après l'enregistrement, on vous donne un ticket d'embarquement en plastique dur de la taille d'un cahier d'école (la photo est dans un des albums photo), ensuite, il vous faut payer (pas beaucoup, 30 Cordobas (il faut environ 24 Cordobas pour faire 1€) mais bon quand même) pour entrer dans la salle d'attente. Vous n'avez pas le choix de toutes façons parce que vous êtes obligé de passer par la salle d'attente pour embarquer. L'avion était prévue à 10H, nous avons décollé à 10H30 mais apparemment rien d'anormal, c'est l'heure du Nicaragua... L'avion avait assez de place pour entre 10 et 15 passagers et il fallait vraiment le vouloir pour ne pas être assis à coté d'un hublot. On pouvait aussi voir les pilotes et leur station de pilotage, pleines de boutons et cadrans mystérieux...

Le voyage jusqu'à Bluefields dans ce petit avion c'est bien passé mais je peux vous dire que je ne faisais pas ma fiére: on avait une très bonne vue sur le paysage mais voir la roue du train d'atterrissage et le sol en dessous vous donne une perspective pas très réjouissante! Des photos de ce vol sont dans un album également sur facebook. Après une heure de vol, j'atterrissais à Bluefields où il pleuvait.

Tout est vert ici, tellement que ça en fait mal aux yeux pratiquement! La différence est frappante avec l'Australie! L'aéroport de Bluefields est petit mais ils ont quand même une station pour vérifier ton passeport. Là-bas, Arnaud, un volontaire français m'attendait avec un taxi pour me ramener à « la casa de blueEnergy » (la maison de bE). Les taxis ici sont vraiment pratiques et ils prennent toujours seulement 10 Cordobas pour n'importe quelles courses, sauf celles qui vont à l'aéroport qui sont un peu surtaxées. Le trajet jusqu'à la maison m'a donné un petit aperçu de la ville qui est VRAIMENT petite mais posséde un cinéma (COOOOOL quoique je doive toujours me renseigner pour savoir si les films sont en VO sous-titrée ou en version doublée espagnol).

Et voilà, je suis arrivée et je vous en dirais plus dans un prochain post.

un mot ou 2 sur blueEnergy


2 mots sur l'organisation de bE ici à Bluefields: Pour le moment, nous sommes 7 volontaires dont le chef de projet Guillaume. Il est à la fois français et américain alors que les 6 autres volontaires (dont moi-même) sont français. Guillaume en est à ça troisième année ici et c'est le frère de Mathias, cofondateur de l'organisation. Il y a Anne-Claire et Arnaud, un couple, tous les 2 ingénieurs, qui sont sur le point de repartir après une année passée ici. Ils travaillaient à la construction des systèmes et leur mise en place, ainsi que de la logistique (ça paraît beaucoup mais l'organisation quand ils ont commencé n'avait que 3 volontaires sur place). Il y a aussi Sébastion, qui a à l'origine une formation de « designer de jardin » (j'ai oublié le mot en français). Il est arrivée il y a à peu prés 2 mois et est en charge de l'atelier. Il va faire un an aussi, il était déjà venu l'année dernière pour 3 ou 4 mois pendant sont voyage sac à dos sur le dos au travers de l'Amérique centrale. Ensuite il y a Max qui est arrivé début septembre et qui est ici pour un an aussi (cela dit en passant, vous voyez bien que je ne suis pas la seule à passer un an ici). Max est en charge de la logistique qui devient de plus en plus pesante avec l'agrandissement de l'association. Enfin, il y a Rémi, arrivée à peu prés en même temps que Max. Il n'est là que pour 5 mois et essai de comprendre pourquoi nos turbines brûlent (littéralement!). Il y a aussi Julie, une volontaire que j'ai déjà vu une fois en France et qui devrait arriver bientôt, en fin de semaine ou la semaine prochaine. Elle est en charge de la communication et des études de marché. Elle vient déjà de passer 6 mois ici et est pour le moment en break en France pour 5 semaines.

A coté des volontaires, il y a une quinzaine de locaux, les Nicas comme ils s'appellent eux-même, qui travaillent pour l'association à l'atelier pour construire les éoliennes et les monter. Il y a aussi 2 femmes Nica, Pina et Elormi, qui travaillent à la maison pour le ménage et les repas (tous les gens travaillant pour l'assoc viennent ici prendre le repas de midi). bE aide chaque ouvriers à acquérir des compétences qu'ils pourront utiliser plus tard ailleurs s'ils le veulent. Par exemple, un des ouvrier ne sait pas lire et ils lui ont aménager ses horaires pour qu'il puisse suivre des cours d'alphabétisation. Pour tous, ils mettent en place ce qu'ils appellent des « capacitation » qui sont des modules de cours avec certificat à la fin pour chaque poste de travail nécessaire à la construction d'une éolinne (travail du bois, électricité, travail du métal) et c'est une partie de mon travail ici. Donc petit à petit, chaque ouvrier peut se construire et petit à petit construire pour lui-même un meilleur avenir professionnel, tous ces certificats étant reconnus partout au Nicaragua.

Dés mon arrivée, Arnaud est passé me prendre à l'aéroport et m'a dit qu'on etait sur le point d'être en retard à la réunion hebdomadaire qui a lieu avec tout le monde tous les vendredi à 11H. En fait, même en arrivant à 11H20, nous n'étions pas en retard et c'était mon premier aperçu de « l'heure Nica ». Ca a aussi été ma première rencontre avec la grande théorie de bE qui est: le plan est que le plan va changer.... et pour des raisons diverses, la réunion a été repoussée à 16H même jour.

En attendant, j'ai eu l'opportunité de rencontrer les autres volontaires et Mathias qui était là jusqu'à mardi (il vient tous les 3 mois pour une semaine environ). J'ai aussi eu une chambre après de longues discussions entre Mathias et Pina: Mathias voulait que je me mette avec Remy pour simplifier les choses en attendant le départ d'Arnaud et Anne-Claire mais Pina était très ferme sur le fait que ce n'était pas correcte pour une fille de partager la chambre avec un garçon (je précise ici qu'il y a 2 lits dans la dite chambre!). Enfin, j'ai eu une chambre et je vais bientôt sûrement déménager pour une autre quand Julie arrivera et que Arnaud et Anne-Claire partiront.

16H, le meeting. Et bien figurez vous que les restructurations ça existe aussi dans les associations.... enfin dans notre car apparemment on peut se passer du « re »... Comme l'organisation grandit très vite et que les demandes pleuvent littéralement sur nous, on doit accroître notre efficacité de production. Jusqu'à maintenant, les gas de l'atelier faisait ce qu'ils pouvaient/voulaient mais sans organisation. A ce meeting, il a été défini exactement qui fait quoi et quelles sont les heures de travail et également tout le procédés des certifications à tous le monde pour que l'efficacité augmente. C'est un moment clé en ce moment pour bE et je pense avoir choisi la meilleure time pour venir! En fait, le meeting fut une bonne opportunité de rencontrer tout le monde et de savoir ce que les gens font (le meeting commence toujours par un tour de table où chacun explique ce qu'il a fait dans la journée).

Donc vendredi est passé très vite et le samedi fut un autre grand jour avec la soirée que Anne-Claire et Arnaud organisaient leur goodbye party mais ça sera pour le prochain post....

Création du blog

Je remercie Céline qui par son blog (http://frenchiesinlondon.over-blog.com/) m'a donné envie de créer le mien après bien des hésitations!!